Ce n'est pas tous les jours qu'on peut être fier de son pays et je dois dire que l'autre jour, lorsque mon radio réveil a interrompu le cours de mon activité onirique pour m'informer que la première dame n'était peut être plus la première dame, là j'ai été fier de mon pays, de sa singularité, de son humour, de sa liberté de mœurs. Au risque de contrarier l'esprit chafouin de bons nombres d'auditeurs qui s'attendent à ce que je commente l’événement, je dis que rien ne mérite que l'on s'attaque à la vie privée de quelque citoyen que ce soit, et, qu'ainsi dit, je ne commenterai pas la liaison supposée de notre président avec une comédienne dont j'ignore même le nom. Et après tout, n'a t-il pas le droit d'egayet un peu ses soirées pour évacuer la pression?
     Mais cela ne nous regarde pas, la vie privée est sacrée. Je n'irai donc pas plus avant sur la voie des révélations oiseuses. Reconnaissons quand même, que si l'on admet qu'il puisse y avoir une première dame de France, alors la république admet logiquement qu'il y en ait une seconde, voire une troisième etc...jusqu'à épuisement. Après tout, Il fallait s'y attendre, quand on n'est que concubine et que son homme est pour le mariage pour tous, sauf pour lui, il y a anguille sous slip. J'ai comme l'impression que certains tweets vont faire du bruit!
     Bref, passons à autre chose, suffisamment de sujets revêtent une importance capitale pour se laisser distraire par quelques frivolités, fussent-elles présidentielles. Cela dit, désormais les détracteurs de François Hollande ne peuvent plus dire qu'il est incapable de redresser quoi que ce soit! Deux concubines, c'est pas à Delanoé que ça arriverait! Remarquez, heureusement que ce n'est pas lui qui a prêté la garçonnière.
     Mais ne laissons pas nos esprits sains aux prises au racolage des sirènes plébéiennes de l'information poubelle et revenons aux choses importantes qui attisent chaque semaine notre sagacité en donnant à cette émission l'aura culturelle qu'elle mérite. Cela dit, il faut bien admettre que François hollande est de bon goût: Après Ségolène et Valérie, Julie n'est pas mal non plus. En l’occurrence, Il serait injuste de dire que c'est une affaire des tas. Sa plus grande faute, si je puis dire, c'est de s'être fait "gauler". Cela dit, pour une fois, un Français va peut être remporter le titre de "ballot d'or".
     Cependant, loin de moi la tentation d'égarer l'auditeur sur les pentes dangereuses du raccourci scabreux, l'heure est grave pour la France et il est de mon devoir de recadrer le débat alors que le pays subit une crise économique. Et là il est question d'autres bourses que celles du président. Certes, certains arguerons que lorsque le pays coule, le président roucoule. Mais après tout, ne faut-il pas Trierwailler moins pour Gayet plus !
     Bien sûr, je vous l'accorde, deux concubines ça pompe...une énergie folle. Et même s'il aurait dû garder sa quenelle tranquille pendant son mandat, on ne va pas en faire un fromage. N'est il pas normal qu'un Hollande aime l'édam, au détriment de Valérie pour qui, tout semble désormais râpé.
     Ah! Elle est loin l'époque où François se limitait au couche-couche Royale. Désormais il est sur le point d'organiser une triangulaire entre ses prétendantes. Eh! oui, Valérie doit l'admettre, le changement c'est maintenant, c'est Julie qui jouit désormais du coup du père François. On peut juste regretter que les hormones du président ne soient pas de croissance! Par les temps qui courent (eux aussi), ça ne serait pas du luxe!
     Malgré tout, cet épisode va donner de l'espoir a tout ceux qui ne sont pas des adonis et Angela se rêve déjà dans les bras de Brad Pitt. Sait-on jamais!  L'Europe rigole ( sauf l'Angleterre qui n'a de leçon à donner à personne), Berlusconi en tête et DSK s'est, quant à lui, déjà rendu au Val de Grâce, au chevet de Valérie pour lui proposer son réconfort. Je vous le dis, le feuilleton n'est pas fini. D'ici que Manuel Valls, constatant que le port du casque de moto ne garantit pas l'anonymat décide de légaliser la Burka pour protéger la vie privée, il n'y a qu'un pas.
 
Et pour conclure ces réflexions sous forme de prétérition, on peut s'interroger de la façon suivante. Qui est le plu cocu dans tout ça, Valérie ou l'électeur de gauche?