01 juillet 2009
LES APHORISMES DE ZYGOMO 1
Faut-il pratiquer l’onanisme ? Je me tâte !
Il paraît que les émissions de Co2 sont nocives… Et certaines émissions de télé, alors !
Qui trop embrasse mal étreint, peut-être ! Mais qui trop embrase mal éteint, sûrement.
Un Touareg en prison, c’est un homme privé de désert.
Les murs n’ont pas d’oreille, sauf dans les ambassades.
Jésus crie, surtout quand on enfonce le clou.
Quand il pleut, on s’embête un peu. On peut donc dire que lorsqu’il flotte, le temps coule…Lentement.
Si le temps, c’est de l’argent, les chômeurs doivent être riches !
La femme est l’avenir de l’homme…surtout des coiffeurs et des joailliers !
L’argent ne fait pas le bonheur de ceux qui n’en ont pas.
La musique militaire n'adoucit pas les moeurs.
La vieillesse, c’est lorsque vous ne vous occupez plus de vos enfants, mais qu’eux, commencent à s’occuper de vous.
Si la bouche savait viser, elle ne ferait pas de bise.
22 juin 2009
LE CADEAU QUI TIENT CHAUD
Voilà ce que l'on m'a offert
Puisque c'était la fête des paires !
Le kangourou revient de mode
pour son côté super commode
Certes, c'est vrai, il est très moche
Mais avec lui, c'est dans la poche !
Avec ce slip rien ne s'écroule
Et ça évite de perdre la boule.
Pendant la crise il nous les tient
la bourse a besoin de soutien.
16 juin 2009
Recette de la langue de veau sauce à la mode de quand
Cette recette est très simple même pour ceux qui ne sont pas doués pour les langues.
Ingrédients :
- Une Langue ou deux selon que vous êtes plus ou moins sûr de réussir la recette. Une seconde langue est toujours utile.
- Deux oignons ou quatre, voire trois
- Une carotte ou pas
- Si vous en navet c’est pas interdit d’en mettre
- Un blanc de poireau, un verre de gris.
- Une branche de thym mat.
- Une couronne de laurier.
- Poivre et sel coupés en brosse.
Allez chez votre boucher, demandez lui poliment « Auriez-vous une bonne langue ».
1- S’il vous répond :« Attendez, je vais demander à ma femme » c’est qu’il y a anguille sous roche. L’anguille est délicieuse à condition de la préparer avec soin. Dépouillez-là, et coupez-la en tronçons d’environ 6 centimètres. Faites revenir les carottes et les oignons sauf s’ils ne sont pas partis. Découpez des petits cubes de poitrine fumée, c’est l’enfance de lard. Mais je digresse un peu, revenons à nos moutons.
2 - S’il vous répond « devinez », dites :« Je donne ma langue au chat » ce qui aura pour effet de détendre l’atmosphère parmi la clientèle qui pense déjà à l’addition et qui rumine sa malchance d’être arrivée après vous.
3 - S’il ne répond pas, c’est qu’il a perdu sa langue. N’insistez pas et changez de crèmerie.
4 - S’il répond en faisant une longue théorie didactique, c’est qu’il n’a pas la langue dans sa poche.
5 - S’il vous demande « Vous préférez les langues vivantes ou les langues mortes », c’est que votre boucher fait de l’esprit. Mais c’est une plaisanterie de mauvais goût. Il faut parfois savoir tenir sa langue.
6 - S’il vous dit « j’en ai une sur le crochet », c’est qu’il a la langue bien pendue.
7 - S’il vous dit « Vous allez vous régaler, elle est meilleure que chez mon confrère », c’est une mauvaise langue.
8 – S’il vous dit « Che Chais pas, che fais foir » c’est qu’il a un cheveux sur la langue.
Admettons que votre boucher n’ait plus de langue de veau et vous propose de la fraise de veau en vous persuadant que ça se vaut. Attention, si votre épouse est mal léchée et s’attend à avoir de la langue, je ne vous conseille pas de ramener votre fraise. De toute façon si elle est de mauvais poil, ça crin.
Si votre boucher n’a ni langue, ni fraise, ni escalope c’est que vous êtes entré par mégarde dans une banque. Alors pour donner le change, prenez l’accent belge , il sera moins étonné.
Dans le cas où vous auriez pu obtenir votre langue. Vous revenez chez vous fier et satisfait, juste avant que votre épouse ne vous dise. « Ben, t’en as mis du temps pour acheter deux beefsteaks ». Vous vous rendez compte alors de votre erreur logistique, due à votre distraction habituelle, vous vous mordez la langue mais ne lui dites pas un mot sur la langue, même si ça vous la brûle.
Découpez discrètement deux tranches de langue qui ressemblent le plus possible à des beefsteaks. Mettre beaucoup d’ail, comme dans la recette du hamburger Mac Mahon (Que d’aulx, que d’aulx). Faites frire, remplacez la sauce gribiche par de la moutarde et parlez-lui beaucoup en avalant votre langue. Elle n’y verra que du feu en buvant vos paroles
04 juin 2009
PETITES ANNONCES D'ETE
Vends cerise à cueillir sur arbre 1 Euro le Kg. Echelle et civière à disposition. Si vous pouviez emmener, par la même occasion, les pigeons qui font des étrons tout rouges sur mon pare-brise à force d'en manger (gratuitement), ça m'arrangerait.
Prête pelouse à tondre, fourniture de la tondeuse, du courant et du chapeau de paille (bière fraîche offerte pour 500m2).
Retraité cultivé mais pas bêcheur, accueillerait autre retraité seul et désoeuvré, mais courageux, pour retourner la terre de son jardin argileux pendant qu'il lui fait la causette et afin de devenir, pourquoi pas, son pote agé.
Entraînerais gracieusement bodybuilder, qui ne peut plus payer sa cotisation de salle de gym, pour parfaire sa masse musculaire sans frais. Exercice de fente de bois, de taille de haie et plus si affinités.
Offre le couvert à toute personne pouvant m'aider à déplacer deux tonnes de sable déposées au mauvais endroit (chez le voisin). Travail discret, de nuit. Offrirais le repas, en plus du couvert, pour une tonne de gravier suplémentaire située un peu plus loin, sur un chantier abandonné tous les soirs. Très urgent.
PS: Si vous disposez d'une brouette et d'une pelle, apportez-les, on travaille mieux avec ses propres outils.
PS2: Recherche homme mur pour empilage de parpaings. Apéro et digestif en plus du couvert et du repas.
Découvrez les joies de l'élagage et du tronçonnage, cette activité sied à toute personne n'ayant pas peur des travaux un peu sciants. Le casting et les essais auront lieu le samedi prochain (prévoir la journée). Les personnes retenues seront sélectionnée pour un travail rémunéré l'année prochaine.
27 mai 2009
LE TEMPS QU'IL FAUT ou UNE AUTRE OUBLIEE DE LA CANICULE
Elle est nuée, née en été,
En période caniculaire,
Et passe son temps à scruter,
Le ciel, privée de partenaire.
Mais elle ne voit à l’horizon,
Pas un cumulus désirable,
Même pas l’ombre d’un mouton !
La météo reste immuable.
Hier, elle aurait bien cru, pourtant,
Percevoir près de la colline,
Un joli nuage aguichant…
C’était la fumée de l’usine.
Elle prie pour voir un ciel noir
Plein de nuages « du tonnerre »
Mais crie « orage , oh ! désespoir »,
De coup de foudre, il n’y a guère !
Parfois, en rêve, elle imagine,
Les nuages qui s’amoncèlent.
De beaux spécimens sublimes,
Ni trop dodus et ni trop grêles.
Elle ne veut pas, telle une amie,
Qui est partie, ne trouvant mieux,
Avec un laid, sans énergie,
Et qui était beaucoup pluvieux .
Le spécimen était charmant,
Mais avec sa tête d’éthéré
Il n’était pas très aguichant
Et commençait à grisonner.
Une autre, eut un amour furtif,
Et n’en tira aucun regret,
Comme il était radio actif…
Qu’il n’y eut point de retombée.
Mais elle, ne veut surtout pas,
Sombrer dans une dépression,
Elle attendra ce qu’il faudra,
Sans trop de précipitations.
Ce que, plus que tout elle voudrait,
C’est s’entendre dire « je t‘aime »,
Et que sa robe de mariée,
Rende jaloux , un ciel de traîne.
16 mai 2009
POUR L'AMOUR D'EMMA
Il s’appelait Aimé, elle se nommait Emma,
Emma aimait Aimé, Aimé aimait Emma,
Ils étaient d’la campagne et il semaient ensemble,
Ils s’aimaient en semant le blé de façon tendre.
« Ah ! comme ils s’aiment », disait amère, la mère d’Aimé,
S’ils s’aiment trop ils ne sèmeront pas assez,
Faudrait qu’ils s’aiment un p’tit peu moins s’ils veulent semer
C’est aussi c’que disait Armand l’ami d’Aimé.
Elle était son aînée, il aimait ses nénés,
Il l’aurait aimé comme nounou cette nana là,
Aimé lui demanda sa main, la main d’Emma,
Emue Emma émit un mignon mot d’émoi.
Ils se marièrent, en se magnant et sans manière,
Même si la mère d’Emma n’aimait pas bien le maire,
Au mariage y avait Emile, y avé Maria,
Y avait aussi Armant, Aimé, Emma et moi.
Mais au bout d’un moment Emma prit un amant,
L’amant d’Emma c’était l’ami d’aimé Armand,
Oui mais Aimé qui savait tout en eut vite marre,
Et il poussa l’ami Armand à même la mare.
Moralité le mal d’amour a ses remèdes,
Il faut liquider les amants qui vous emmerdent,
noyer ainsi votre chagrin avec le mâle,
eh ! oui, jeter l’amant à l’eau, c’est radical.
08 mai 2009
LA VOCATION
Sur le chemin du séminaire,
Léon marchait allègrement :
C’était l’aîné, alors, son père,
Ne le voulait pas autrement.
Il vit, à l’entrée d’un village,
Telle une apparition divine,
Une femme dont le corsage
Couvrait à peine sa poitrine.
« Ah ! mon petit », dit la donzelle
N’as-tu donc point pitié de moi ?
Et vas-tu laisser une belle
Frissonner longtemps par ce froid ?
Léon, jeune homme charitable,
N’hésita pas un seul instant,
Et mit un zèle remarquable
À contrarier l’effet du temps.
La dame, pour le remercier,
L’invita donc dans sa cabane,
Et prit bien soin de lui montrer
Tout ce qu’il perdrait en soutane.
Léon eut la révélation
(Les occasions parfois s’y prêtent)
Et retourna à la maison
Pour ne devoir la compromettre.
Voilà comment ce cher Léon
Plutôt que d’entrer dans les ordres,
La chemise hors du pantalon
Chez lui, est rentré en désordre.
Moralité :
Quand on veut faire des sermons
Mieux vaut ne pas goûter la chair,
Et céder à la tentation
De ne jamais goûter la chaire.
29 avril 2009
SOUS COUVERT
Nicolas Sarkozy a repris mardi son thème de prédilection. Le président de la République a en effet défendu à Nice sa politique en termes de sécurité, voulant "passer à la vitesse supérieure". Le chef de l'Etat a notamment décliné les initiatives de ces dernières semaines: lutte contre les bandes et interdiction des cagoules dans les manifestations.
On vient d’interdire les cagoules
Mais on oublie les gros bonnets
Qui pillent, cassent, et qui nous roulent
En jouissant d’impunité.
On interdit aussi les bandes
Mais on épargne les groupes de
Financiers pourris qui truandent
Aidés par les banquiers véreux.
On vient d’interdire les cagoules
Mais sous la tiare et quelques mitres
Certains cerveaux perdent la boule
Et ne sont bons qu’à faire les pîtres.
On interdit aussi les bandes
Mais le G20 est de la fête
Puisque tous ses membres s’entendent
Pour sucer le sang d’la planète.
On vient d’interdire les cagoules
Mais pas les coiffes métalliques
Qui font qu’à Bagdad et Kaboul
Des civils casquent pour le fric.
On interdit aussi les bandes
Mais pas les bandes de patrons
Qui tueraient pour des dividendes
Et toucher plus de stock-options.
On vient d’interdire les cagoules
Pas les képis, pas les bérets,
Qui chassent, traquent et qui refoulent
Sans ménagement les sans-papiers.
Quand tomberont enfin vos masques
Vous les vampires et autres goules
Quand cesseront enfin vos frasques
Alors tomberont les cagoules.
23 avril 2009
EN PURE PERTE
L'inuit perd le nord
Le vampire perd son sang-froid
Le nuage perd les eaux
Le magicien perd ses illusions
L'eunuque perd la partie
L’érudit perd connaissance
Le poète perd ses vers
Le météorologue perd son temps
Le poisson perd l'ouie
Gavroche perd son Paris
Le devin perd la boule
Les écrivains perdent leurs plumes
Mon voisin perd l’avis
Le téléphone perd le fil
Les contribuables perdent leur feuille
L’alpiniste perd la face
Le livret A perd son intérêt
Le cadre perd les pédales
Berlusconi perd son latin
Le président perd souvent une bonne raison de se taire !
……
Et le pape… perd l'esprit !
16 avril 2009
PETITE MORT
J’adule tes reins, fidèlement,
Sur les cardinaux de ton corps
Où est l’Ouest, ou est l’orient ?
Que, jusqu’au sud, mes mains honorent
Vers le triangle et sa médiane
Joyau, en son soyeux écrin,
Et crains, tel un jeune profane,
Blesser la fleur en ce jardin.
J’esquisse des doigts une épure
Les purs galbes, redessine,
Des seins dont je suis la courbure
Et qui frémissent sous ma main.
Les corps, accords en ce duo
Dus aux arpèges des soupirs
De l’amour, écoutent l’appeau,
Quand la peau frémit de plaisir.
Tes lèvres sans tabou cheminent
Ta bouche mine ma lutte vaine
Pour retarder l’extase ultime
Celle où vont se briser nos chaînes.
D’yeux, je bénis ce bel instant
Où je lis le septième ciel
Le soleil dans tes yeux, brillant,
Car le soleil est laid sans ciel.
Drogué de la messe câline
Je plane sur le lit des faits,
En regardant mon héroïne
Vénus que je viens d’aimer…
09 avril 2009
Les joies du vélocipède
« Maintenant que tu as le temps, pourquoi ne ferais-tu pas du vélo avec nous ? Tu verras, le mardi après midi c’est sympa, ça roule doucement et tu verras bien si ça te plait. » Voilà comment mon copain Francis, souverain de la petite reine, m’a convaincu de refaire de l’exercice.
Peu de temps après je me retrouvais donc dans un peloton de cyclistes suréquipés aux matériels rutilants et aux tenues dignes de pros. Inutile de dire que je ne passais pas inaperçu avec mon vélo tout terrain, mes baskets et mon Kway ! Avec mon VTT trop lourd, et aussi rouillé que mes jambes, j’avais un peu de mal à suivre, malgré l’allure modérée.
Le mardi suivant, Francis me prêtait un vélo digne de ce nom, et compte tenu de sa légèreté je me suis dit : « je vais rouler comme un champion. On va m’appeler Legstrong. »
Je bloquais donc les chaussures spéciales dans des espèces de pédales bizarres et nous voilà partis pour mes premiers exploits. Au premier feu rouge, impossible de décrocher les pédales en question et de mettre pied à terre, je redonnais donc un petit coup pour ne pas chuter et je tournais à droite, la seule échappatoire possible. ça commençait fort ! Surtout que tout le monde était parti à gauche.
J’essayais de me positionner tant bien que mal sur la machine (c’est le nom que l’on donne au vélo quand on en connaît un rayon) mais au bout de cinq kilomètres, j’avais terriblement mal au testicule gauche. Heureusement après 10 kilomètres, je n’y pensais plus, tellement j’étais obnubilé par mes douleurs aux fesses ! J’avais l’impression d’être assis sur tabouret, mais à l’envers ! Un continuel mal au derrière …sauf à l’arrêt. Mon médecin m’avait pourtant dit : « il faut aller à la selle plus souvent ». Je comprends maintenant !
Plus nous roulions, plus je pensais au chemin qu’il faudrait refaire en sens inverse. Les autres me disaient : « T’inquiètes pas, au retour on aura le vent dans le dos ». Le dos, parlons en, justement : Au vingtième kilomètre, c’est lui qui me faisait le plus souffrir. J’en oubliais mon mal « postérieur » à l’arrière train. Le guidon était réglé trop bas et mes reins refusaient catégoriquement la position qu’il leur infligeait. Puis, ce fut au tour des épaules de me rappeler à leurs bons souvenirs. C’est bien simple l’endroit où j’avais le moins mal, c’était aux jambes !
Dans la douleur je serrais la mâchoire, au moment où Francis me dit, pour "couronner" le tout : « mets une dent de plus » ! Toujours le mot pour rire !
Dans une grimpette, on me conseilla « mets-toi en danseuse ! » C’est vrai que ça me soulageait le valseur et je comprenais enfin pourquoi on parle de voiture "ballet " !
Je n’avais pas le temps d’admirer le paysage tellement j’étais concentré sur la route. Dans une montée étroite, un camion nous doubla en se rabattant pour éviter une voiture en sens inverse, serré sur le bas côté, j’étais obligé de m’arrêter… mais j’avais les pieds encore rivées aux pédales et n’eut qu’une seule solution, me coucher sur le talus. Tout le monde se marrait. Dans le cyclisme aussi, il y a des railleurs ! Dès lors, je ne cessais plus de surveiller chaque camion, la tête dans le guidon… mais les yeux vers l’essieu.
A la troisième sortie, j’ai fait régler mon guidon, ma selle et mes pédales, j’ai enfilé un collant spécial, bien rembourré à l’entrejambes, très pratique pour le saint siège. Comme dit l’autre c’est une région sacrée ! Je me retrouvais comme en enfance à l’époque des couches culottes. On a beau dire, mais un bon collant de cycliste, c’est le fondement même de la discipline.
Bref, tout ça pour dire que le vélo, ce n’est qu’une histoire de cul !
25 mars 2009
PAS SI SIMPLE
Dès lors que je vous vis, j’eus, par excès de zèle
Envie de vous charmer sans retenue aucune
Je bénis que l’amour, ainsi, donna des ailes
Car tels deux tourtereaux à l’instant nous nous plûmes.
Là, je vous invitai, vous semblâtes avoir faim,
De vous connaître un peu je n’avais qu’une hâte
Je vous emmenai donc dans bistrot romain
Un plat de spaghettis entier vous vous tapâtes.
Pour vous émoustiller j’écrivis quelques vers
Que de plaisir intense à les lire nous prîmes !
Nous partageâmes ces facéties littéraires
Et c’est à l’unisson que du poème rimes.
L’endroit était sympa et propice à la fête
Vous glissâtes à l’oreille alors des mots complices
Mais la salle bondée, était bruyante, en fait,
Et il fut impossible, en ce cas, que j’ouïsse.
Je fus très enchanté quand sans façon vous pûtes
Accepter de me suivre en mon humble demeure
Et quand sur mon grand lit, en silence, vous chûtes
En cet instant divin m’habita le bonheur.
Quel talent à ôter tous vos habits vous mites !
Que d’effet sans effet, dès lors, nous nous fîmes !
Dans mes yeux, le désir, rapidement vous vites
Et à l’acte, ferveur, sans aucun mot nous mîmes !
Après quelques baisers il fallut que je susse
Goûter tous les plaisirs auxquels vous m’alléchâtes
A ce jeu, pas ingrate, et afin que je pusse
Profiter de l’extase, alors, vous m’attachâtes.
En amour, c’est un fait, vous étiez une experte
Vous me fîtes prendre un pied, vraiment vous m’épatâtes
Quand vous parlâtes argent, là je compris, inerte
Qui vous étiez vraiment, et que les chèques aimâtes.
Je pris la liberté d’enfin te tutoyer
Légitime apogée après autant d’audace
Tu l’acceptas bien sûr, pendant que je payai,
Il n'aurait plus manqué, qu'après ça, tu grognasses !
21 mars 2009
LA SEMAINE DE ZYGOMO
Lundi 16 mars :
Annonce de la fermeture de
l’usine de pneus « Continental » de clairoix . La direction avait
qualifié l’information qui avait filtré la semaine dernière de « rumeur
injustifiée ». Ils ne manquent pas d’air ! Et désormais soyez sûr qu’ils
vont mettre la gomme pour activer la liquidation.
Un lycéen blesse avec un canif le directeur d'un lycée privé
de Schiltigheim : Désormais les profs rentrent enseignants et sortent
en saignant !
Mardi 17 mars :
Retour complet de la France dans l’OTAN ; Même au temps de De Gaulle ont osait pas
autant.
Mercredi 18 Mars :
C’était la « journée
nationale du sommeil » ! Décidément le gouvernement aura tout
tenté pour nous endormir ! On se demande quelle mouche les a piqués !
Et à quand la « nuit du
sommeil » ? On croit rêver !
Les propos du pape sur le préservatif déclanchent
l’indignation ; A cause de lui, tous les efforts consentis jusqu’ici risquent de capoter ! J’ai comme
l’impression que le Pontife et quelques uns de ses évêques, n’ont pas fini de
faire l’épître. Décidément il faudrait que certains sortent de leur bulle !
Et on reparle des impôts : Levée de bouclier pour la levée du bouclier fiscal. Mais le gouvernement campe sur ses positions, le bouclier pour les plus riches et les autres casquent.
Jeudi 19 Mars :
Grandes manifestations dans
toute la France ; ça a
marché ! Résultat, 3 millions de participants annoncés par
organisateurs et 1.2 par les pouvoirs publics ! Les professeurs de
math n’auraient pas dû défiler devant ce constat d’échec des méthodes utilisées
pour apprendre à compter.
Vendredi 20 Mars :
C’est le printemps : Il a échappé à la réforme, lui. Quant au gouvernement, il est toujours dur de la feuille !
Affaire « Société générale », Sarkozy juge
inadmissibles les bonus accordés aux patrons de cette banque aidée ; OK
mais après ? Faut-il accorder crédit à ces propos gratuits ! Une
chose est certaine, les banquiers
n’endossent pas l’échec.
A bientôt,
Zygomo
12 mars 2009
Et pendant ce temps là...
Alors que tout va mal (la liste est trop longue pour que j’en entame l’énumération) notre couple royal est allé se faire dorer la pilule au Mexique. Question pilule, à 50000 euros le petit séjour à l’hôtel, elle est plutôt dure à avaler celle-là. L’ouvrier licencié va piquer sa « crise ». Mais notre Naboléon n’est pas seulement parti là bas pour farnienter, il en a profité pour jouer le sombre héro, et libérer une inconnue (sauf des services de police) .Chapeau !
Et même s’il a survolé la Martinique et la Guadeloupe, lui, le fort de France, n’y a pas fait escale. Il a toujours pris ce problème de haut. Avouez que faire du tourisme au Mexique, ramener des couteaux à steak et autres babioles en souvenirs, promener sa Carlita sur les pyramides Mayas, est beaucoup plus agréable !
La seule chose qu’il n’a pas faite, c’est de profiter d’une dégustation de la Tequila nationale, mais Carla qui but pour deux, le soir se tortilla. C’est vrai que notre président ne boit jamais d’alcool, avouez que c’est suspect ! Non ! A quoi ça sert d’arborer la cravate si on ne peut pas s’en jeter un derrière ! Il ne boit, parait-il, que des mélanges d’eau et de jus de fruit (genre aqua – Pulco). En tout cas, s’il est sobre, le peuple trinque, lui !
A l’heure qu’il est, il est en train de préparer son prochain voyage. Un quart politique, trois quart touristique. Ne grognez pas, bande de jaloux, rien ne vous empêche d’aller distribuer des tracts à La tranche sur mer et de vous faire offrir une nuit au camping des flots bleus par la section locale de l’UMP.
C’est vrai qu’avec le retour de la France dans l’OTAN, les perspectives de voyages d’agréments vont se multiplier et si l’on peut, de surcroît, vendre les armes aux petits copains, pourquoi s’en priver. Il pourra exhiber son mannequin préféré au quatre coin de la terre même si elle est ronde, décidément on ne sait vraiment plus lequel des deux se croit sur un podium ! C’est vrai qu’à cinquante ans, si tu n’as pas épousé un top modèle, tu as raté ta vie.
Et pour une illustration en chanson, sur l’air célèbre de Luis Mariano (Mexico, Mexico)
Moi je suis une Parisiennes
Qui défilait sur les podiums
Mais je suis devenue la reine
Et j’ai bien de la veine
Avec mon p’tit bonhomme.
Je vais partout en souveraine
Je me trémousse il faut voir comme
Maint’nant je fréquente la crème
finie la vie d’bohème
D’une chanteuse aphone
On oublie tout
Pendue au bras d’un mec si con
Tout devient fou
Il m’a monté le bourrichon
Refrain
Mec si con, mec siiiiii con
Il n’a de dieu que le pognon
Alors moi j’en profite
Car le grand déficit
Ce n’est pas nos oignons
ECT ...ECT
02 mars 2009
TOUT SUR LE SKI
Une petite chanson en cette période de vacances d'hiver . Sur un air célèbre de Pierre Perret.
Refrain :
Tout tout tout, vous saurez tout, tout sur le ski
le ski de fond le ski mono
le ski Alpin le ski proquo
le ski de piste le ski d’nappeur
le ski d’rando et le ski peur
Tout tout tout, vous saurez tout, tout sur le ski
D'abord faut enfiler les godasses ô gué, ô gué
si tu serres trop fort la ch'ville elle casse ô gué, ô gué
car les chaussures à crochets
c'est pratique quand on connaît
mais quand c'est la première fois, c'est toujours la joie
bien sûr on est pas tenu d'les mettre ...è treu
j'ai vu des belges skier en chaussettes... è teu
Maint'nant vous partez skis sur l'épaule ô gué, ô gué
c'est pour l'gars derrière que c'est pas drôle ô gué, ô gué
aux changements d'direction
il en a pour son pognon
tu lui pètes les mandibules à grands coups de spatules
oui au ski t'es sûr de 't fendre la gueu... eu le
mais t'es pas sûr de t'la fendre tout seu... eu le
Ensuite il faut prendre le remont' pentes ô gué, ô gué
c'est encore une invention démente ô gué, ô gué
tu t'colles une assiette sous l'cul
t'attends et t'es pas déçu
car en plus si t'as pas d'bol tu t'coinces les roubignolles
car ce machin là, ça part très vi ... i teu
n'y va pas avec un cornet d'fri... i teu
Si par chance t'es arrivé en haut ô gué, ô gué
mêm' si t'es encore un peu palot ô gué, ô gué
allez, mon gars, faut y’aller
comme disait l'ami René
t'inquiète pas tu vas trouver quelqu'un pour t'arrêter
il disait ça d'un air joa ...a sseu
just' avant d'tomber dans une creva ...a sseu
Si tu débutes prends la piste verte ô gué, ô gué
mais regard' bien si elle est ouverte ô gué, ô gué
je m’souviens d’un daltonien
qui sans se douter de rien
il pensait être sur la verte il était sur l'tremplin
quand je l'ai revu à l'hopita...a leu
c'est curieux j'l'ai trouvé un peu pa... a leu
au ski on en voit d’toutes les couleurs ô gué, ô gué
et certains doivent êtres là par erreur ô gué, ô gué
un jour j’ai vu un gand noir
il pensait êtes dans l’bouillard
il avait un grand bonnet qui lui tombait su’ l’ nez
il est reparti, c’est authenti… i queu
plâtré et tout blanc en afri …i queu
Y a aussi des frimeurs, des balaises ô gué, ô gué
Parfois des homos pas très à l’aise ô gay, ô gay
Bien que les chutes sur le cul
Ils y vont sans retenue
D’autres cherch’ des solutions pour plus de sensations
En plantant le bâton dans la nei ..ei geu
Et s’servant du manche comme d’un siè…è geu
Moi j’aim’ bien le ski ça me dégrise ô gué, ô gué
Mais comme en ce moment c’est la crise ô gué, ô gué
J’ai plus d’sous pour les forfaits
Alors j’ai dû m’adapter
C’est pas bon en plein hiver d’rester à découvert
Cette année j'vais pas à Val d’Isèr è reu
Et tout ça parce que les cons gèr è reu
Tout tout tout, vous savez tout
Ou presque tout, tout sur le ski
20 février 2009
AU SALON DE L'AGRICULTURE
Au salon de l’agriculture
Deux fromagers se faisaient face
Chacun d’entre eux tentant bien sûr
D’être un vendeur plus efficace.
Le premier était savoyard
Et s’employait au maximum
Pour louer fort et goguenard,
Les grandes vertus de sa Tomme.
De l’autre côté de l’allée
Son concurrent faisait son mieux
Vociférant tant qu’il pouvait
Pour la promotion de son Bleu.
Ils haranguaient donc de leurs cris
Tous les chalands, les visiteurs,
Chacun vantant sa crémerie
Et le ton monta d’heure en heure.
« Sa tomme ne vaut pas mon bleu»
Disait l’un en forçant sa voix
« Son bleu est moisi au milieu »
Répondait l’autre de Savoie.
Si bien qu’en fin de matinée
Les quolibets allaient bon train
Et à court d’arguments sensés
Ils n’eurent enfin plus que leurs poings !
Les coups marquèrent les deux hommes
Et bientôt tout autour des yeux
Ils arborèrent, ils faut voir comme,
De beaux coquarts tous les deux.
Pour l’ambiance ça semblait râpé
Mais ils surent tourner la page
De ces quelques coups échangés
Ils n’allaient pas faire un fromage.
Alors devant un verre de vin
Ils ont convenu tous les deux
« Certes ton bleu vaut bien ma tomme,
Hématome vaut bien ton bleu».
13 février 2009
CHIPPENDALES
J'avais mon corps en obsession
ne lisais que les magasines
où paradent des apollons
brillants, lustrés de vaseline.
Et un et deux et cent abdos
avec une cadence infernale
J'ai travaillé mes pectoraux
Pour redevenir un vrai mâle
Multipliant les exercices
Pour me façonner des tablettes
Suis devenu un adonis
à la parfaite silhouette.
Et un et deux et cent abdos
avec une cadence infernale
J'ai travaillé mes pectoraux
Pour redevenir un vrai mâle
Mais à part ça je ne fais rien
Je ne vais plus au cinéma
Puis j'ai délaissé mes bouquins
Et le théâtre et l'opéra
Et un et deux et cent abdos
avec une cadence infernale
J'ai travaillé mes pectoraux
Pour redevenir un vrai mâle
On me surnomme le Guignolo
Je suis devenu chippendale
Mais si j'ai de gros biscotos
Je n'ai plus rien dans la cervelle...
Le même en musique par le groupe "Turlututu" . Mon fils Antoine est à l'harmonica et au micro
Chippendale
envoyé par zygomo
06 février 2009
PROGRAMME UNIQUE
Sur toutes les chaînes de TV
J’ai beau zapper
C’est le même homme
Qui n’arrête pas d’gesticuler
Comme pour chasser
Des mouches fantômes
Et ce matin sur les radios
C’est l’même topo
Toujours le gnome
Et Sarko mence, ce midi
On n’parle que d’lui
Y faut voir comme
Et on l’entend Interviewé
Par ses valets
Ses majordomes
C’est la nouvelle information
Tout est bidon
C’est de la COM
Dire qu’il préside aux destinées
C’est mal barré
Sauf place Vendôme
Des oies qui même contre leur gré
On veut gaver
J’ai le syndrome
J’espère qu’on va se réveiller
Même si télé
Nous Chloroforme.
02 février 2009
A NOS FRAIS
Tout s’en va à veau l’eau,
Partout on congédie,
Il n’y a plus de « bouleau »
Même dans les scieries !
Et dans les effectifs
Des coiffeurs, on dénombre,
Des plans un peu à tifs
Finissant en coupes sombres !
Nul n’est épargné
Car la crise est de taille
Elle va même laisser
Des « chaumeurs » sur la paille !
Il faut le reconnaître
Le petit menuisier
Ne vend plus de fenêtres
Et pas d’porte à céder.
Et celui qui, sa peine,
N’a jamais ménagé
L’usine de porcelaine
Vient de le limoger.
Des villes, les budgets,
Ont tous été revus
Ainsi les cantonniers
Se trouvent à la rue.
Dans les chantiers navals
Comm’ le vent a tourné
Ils sont aussi pas mal
A être débarqués.
Et ceux qui font leur beurre
Dans les produits laitiers
Ce sont leurs travailleurs
Qu’ils veulent dégraisser.
.........
MAIS certains se débrouillent
Dans les banques, à nos frais,
Même en faisant l’andouille
Pour n’être pas Virés.
26 janvier 2009
SAINT D'ESPRIT
Gardons cet esprit de synthèse
Et de bon sens soyons pourvus,
Certes dieu dit, dans la genèse,
Que lumière soit pour qu’elle fut,
Mais toute lumière a son ombre
Dissimulant les balivernes
Alors certains dans la pénombre
Prennent messies pour des lanternes ?
Car si lumière il y avait
Il verrait mieux, c’est évident,
Qu’à Rome un pitre est installé,
Comme indigne représentant.
Et en esprit bien éclairé
Il comprendrait, lui, le divin,
Que l’affamé préférerait
Le voir multiplier les pains.
Eh oui ! Le monde n’est pas beau
Et lui, devrait assurément,
Plutôt que de marcher sur l’eau,
Se tenir un peu au courant.
Ainsi aux envolées bibliques
Et aux jolies images pieuses,
Mieux vaut une foi agnostique
Que des idées trop lumineuses.

