20 novembre 2009
FAUSSES NOTES
Elle l’a quitté un jour de juin
Pour un artiste aux cheveux longs
Idéaliste et musicien
Qui lui joua sa partition.
Lui était fier et l’aimait tant
Qu’il a voulu laver l’affront
Alors il a tué l’amant
Et a pris vingt ans de prison.
Après avoir purgé sa peine
Il a tenté de la revoir
Reconquérir celle qu’il aime
Etait alors son seul espoir.
Elle n’accorda aucun pardon
Non pas qu’il fut un assassin
Mais que vingt ans de violon
Ne l’ait rendu bon musicien.
05 novembre 2009
Bali, c'est fini !
C'était d'la balle mais la balade balnéaire à Bali est finie. C'est ballot ! Nous avons rangé les sacs à dos, les tubas, les masques (pas pour la grippe, pour la plongée ), quant aux palmes nous les avions gardées pour prendre l'avion comme il n'y avait plus de place dans les sacs remplis de cadeaux, mais les douaniers nous ont suspectés de grippe aviaire et nous ont mis en quarantaine.
Les eaux turquoises, les poissons multicolores, la lumière argentée miroitant sur les rizières en terrasses, ne sont plus que de jolis souvenirs, comme les sourires radieux et généreux des balinais .
Terminée la cure de barracudas, de dorades et Gambas grillés, au bord de l'eau, sans télé mais avec le spectacle grandiose des couchers de soleil, installés sur des coussins confortables (dit moelleux qu'on est bien sur mes coussins, ainsi disait Sarah Toustra, une amie Balinaise).
Ah oui, comme on était bien ! Sur la plage, on se faisait masser et je dois dire qu'on aime assez, surtout à quatre...euros de l'heure. Et se faire chouchouter les orteils, à l'instar des stars, avec deux Balinaises au service de ses petits petons,quel pied!
Quel bonheur d'échouer une semaine, tels des "Robinson", sur une petite île paradisiaque (îles Gili), exempte d'engins à moteur, et où les seuls transports se faisaient en petites charrettes tirées par des petits chevaux. Bref là bas tout est petit exceptée l'extase qui est à son comble. L'ile ne faisait pas plus de cinq kilomètres de circonférence, bordée de cocotiers, de plages au sable blanc et proposant ses fonds marins d'une beauté exceptionnelle, parés de coraux multicolores, habités d'une faune assortie et de tortues majestueuses.
Il est des moments favorables à la résurgence en nos cortex des mots de Lamartine "ô temps, suspend ton vol et vous heures propices suspendez votre cours, laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours". Nous les savourions, en sandales, loin des scandales de la vie occidentale, seulement bercés par la musique des vagues et loin du vague à l'âme (de fond).
Puis ce fut le retour à la vie si vile, au temps gris, pluvieux ( et nous plus vieux d'un mois), aux feuilles mortes qu'il faut ramasser (il y en a à la pelle) et en se disant "Dire que bientôt c'est le 11 novembre...ça défile !" Seule la pensée que d'autres travaillent, alors qu'au retour de nos vacances on se trouve encore en congés, peut alors nous consoler.
05 octobre 2009
VOYAGES, VOYAGES...
Un petit tour à Bali, sac à dos et aventure, jusqu'à fin octobre pour prolonger un peu l'été... Donc mise en parenthèse de ce blog pendant cette période. Merci à tous pour vos commentaires, je fais le plein d'énergie et je reviens plein d'idées, promis.
à bientôt et bon courage à ceux qui bossent pendant que les autres vadrouillent.
23 septembre 2009
Le chat
Ah! si vous voyiez son minou
il est si doux, il est si doux !
bien sûr il a un peu vieilli
certes un tantinet dégarni
car il adore les caresses
pour lesquels il a des faiblesses.
Ah! si vous voyiez son minou
il est tout roux, il est tout roux
mais je l'aime tant au naturel
c'est une sorte de label
j'en ai connu que ça gênait
et qu'en marron leur chat teignaient !
Ah! si vous voyiez son minou
il est tout doux, il est tout doux
Je crois que son chat est chaud dès
que le doigt vient l'effleurer,
et qu'il fait l'in...citant parcours
sur cette toison de velours.
Bien entendu il a de l'age
et tant ont frôlé son pelage !
Auparavant son chat bottait
mais malgré la maturité,
il continue encore à plaire,
ça m'a tout l'air, ça matou l'air !
PS : Toute ressemblance avec des animaux existants ou ayant existé est parfaitement fortuite et ne saurait engager des poursuites contre l'auteur.
14 septembre 2009
ODE à LA LOIRE
Dans l’aurore éthérée, c’est le réveil, enfin,
alors, on te devine,
ne daignant pas ôter ta robe du matin,
d’embrumée percaline.
Tes hôtes les oiseaux, échassiers et mouettes,
goûtent pudiquement,
aux ultimes instants d’intimité douillette,
voluptueusement.
Ce voile évanescent qui s’étiole, dès lors,
laisse enfin entrevoir
les ombres de roseaux qui ébrèchent les bords
de ton joli miroir.
Se mêlant à tes eaux, l’azurine du ciel,
te couvre d’un lavis.
Le nuage attendra pour troubler l’aquarelle
et t’habiller de gris.
Mais bientôt une bise, elle aussi en éveil,
sournoisement se plait,
à faire, sur ton tain, scintiller le soleil
en pétales nacrés.
Sur la berge, abusant de la situation,
les arbres surabondent.
Tu sembles recueillir, des saules, l’effusion
se diluant dans l’onde.
Ta douce mélodie, en caressant les pierres,
donne à présent le « la »,
à l’oiseau qui louait jusqu’ici la rivière
toujours « a capella ».
Sans cesse façonnant, remodelant tes îles
et bancs de sable blond,
tu fardes ton visage, espiègle et versatile,
de ces variations.
L’homme a barré ton cours pour dompter tes colères,
et tes humeurs mutines,
oubliant que tu tiens ton attrait, ton mystère,
de ton indiscipline.
Merci à Ligeria de t’avoir enfantée
au mont Gerbier-de-Jonc,
ta parure de choix, depuis, vient rehausser
notre jolie région.
File fleuve enchanteur ! Rejoins ton estuaire !
Il est venu le temps
de ton grand rendez-vous avec l’astre solaire
au fond de l’océan.
PS : Les photos (excepté celle de l'oiseau) sont issues du site http://www.imagesdeloire.fr et insérées ici avec l'aimable autorisation de l'auteur Jean-François SOUCHARD. Je vous engage vivement à aller consulter son site, son hommage à la Loire est magnifique.
29 août 2009
LA FAIM JUSTIFIE LES MOYENS
Le buffet proposait aux invités gourmands
Maints toasts et canapés des plus appétissants
Les foies gras et caviars présents à profusion
Faisaient la concurrence aux succulents saumons
Mais devant l’étalage étaient agglutinés
Ceux qui, bien avant moi, y étaient arrivés
Et ces gloutons n’avaient pas envie de partir
Devant ces mets promis qu’ils pouvaient engloutir.
Je tentai de passer, mais c‘était impossible
Les rangs étaient serrés et protégeaient la cible
J’essayai par la droite me faisant tout petit
Insistai par le centre et par la gauche aussi
Mais il fallait me rendre alors à l’évidence
Plus le temps s’écoulait plus s’éloignaient mes chances !
J’avais presque abdiqué, alléché, mais penaud
Quand je vis un extra proposant un plateau
Encor’ garni d’un choix de ces petits délices
Seuls capables de mettre un terme à mon supplice.
Cependant il fallait se presser maintenant
Car le serveur était cerné de prétendants
Je me précipitai mais lorsque j’arrivai
Il ne restait plus qu’un …Seul toast rescapé !
C’est alors qu’une main ne m’appartenant pas
De ce précieux butin brusquement s’empara .
Je restai hébété, ouvrant tout grand la bouche
Assez pour avaler au passage une mouche.
Toussant, je l’expulsai et elle vint se loger ;
Au plus secret endroit d’un vaste décolleté.
La dame chatouilleuse alors se trémoussa
Quand un certain réflexe ou l’instinct me poussa
À aller galamment l’aider à l’en extraire
En plongeant une main dans le repli mammaire
Pour essayer d’ôter l’insecte indésirable
Prisonnier, malgré tout, en position enviable.
La dame, s’affolant, poussa alors un cri
Qui eut le triste effet d’alerter son mari
Qui m’envoya soudain son poing dans la figure
Je bousculai la foule et sa bordée d'injures
Puis j'allai m’affaler au milieu du buffet
Enfin, ils étaient là, à ma proximité
Ces canapés tentants, ces petits-fours crémeux
Et avant que l’époux ne revienne furieux
J’en saisis deux poignées et me remplis les poches
Juste avant de n’entendre… Plus que le son des cloches !
Et c’est sur le trottoir, quand j’ai pu émerger
Que, seul, j’ai dégusté ces petits canapés
Cependant il manquait ce qui les accompagne
J’y suis donc retourné…En quête de champagne.
………………….
Ce fut l’ultime erreur et désormais je dois
Vers diverses purées orienter mon choix
12 août 2009
Parenthèse
Mes amis,
Si je veux avec vous n'être point malhonnête
Je l'avoue, en été, je délaisse le net
Retenir le soleil qui bientôt sera las
Est, je le reconnais, mon unique combat.
Et quand je ne suis pas ni par monts ni par vaux
Je suis dans mon jardin à l'ombre du "boulot".
Là, pieds en éventail et le verre à la main
Je remporte sans cesse d'autres vers à demain.
Je dois m'en excuser tant vos messages sont
Si gentils, si sincères, si drôles qu'ils me font
Un plaisir que j'aurais bien du mal à décrire
Ces mots, en ce mois doux, je voulais vous les dire.
18 juillet 2009
LE SANG DE MON STYLO... ou, parfois les mots filent.
Je viens de jeter l’encre, la page n’est plus blanche,
de la plume, un sang bleu qui régulier s’épanche
trahit le géniteur, le père de mes mots.
Je ne peux décemment y mettre de garrot.
Délaissé, dans son coin, crayon fait grise mine…
Il voit se dérober, l’insaisissable rime
Et se dit qu’il pourrait, pour moi, la débusquer.
Mais il est si discret ! …parfois très effacé !
L’inspiration revient, entraînant mon poignet
Vers des vers, des odes, de quatrains en sonnets.
La feuille par les mots, fardée comme une fille,
se pare de pensées, que le stylo…habille.
01 juillet 2009
LES APHORISMES DE ZYGOMO 1
Faut-il pratiquer l’onanisme ? Je me tâte !
Il paraît que les émissions de Co2 sont nocives… Et certaines émissions de télé, alors !
Qui trop embrasse mal étreint, peut-être ! Mais qui trop embrase mal éteint, sûrement.
Un Touareg en prison, c’est un homme privé de désert.
Les murs n’ont pas d’oreille, sauf dans les ambassades.
Jésus crie, surtout quand on enfonce le clou.
Quand il pleut, on s’embête un peu. On peut donc dire que lorsqu’il flotte, le temps coule…Lentement.
Si le temps, c’est de l’argent, les chômeurs doivent être riches !
La femme est l’avenir de l’homme…surtout des coiffeurs et des joailliers !
L’argent ne fait pas le bonheur de ceux qui n’en ont pas.
La musique militaire n'adoucit pas les moeurs.
La vieillesse, c’est lorsque vous ne vous occupez plus de vos enfants, mais qu’eux, commencent à s’occuper de vous.
Si la bouche savait viser, elle ne ferait pas de bise.
22 juin 2009
LE CADEAU QUI TIENT CHAUD
Voilà ce que l'on m'a offert
Puisque c'était la fête des paires !
Le kangourou revient de mode
pour son côté super commode
Certes, c'est vrai, il est très moche
Mais avec lui, c'est dans la poche !
Avec ce slip rien ne s'écroule
Et ça évite de perdre la boule.
Pendant la crise il nous les tient
la bourse a besoin de soutien.
16 juin 2009
Recette de la langue de veau sauce à la mode de quand
Cette recette est très simple même pour ceux qui ne sont pas doués pour les langues.
Ingrédients :
- Une Langue ou deux selon que vous êtes plus ou moins sûr de réussir la recette. Une seconde langue est toujours utile.
- Deux oignons ou quatre, voire trois
- Une carotte ou pas
- Si vous en navet c’est pas interdit d’en mettre
- Un blanc de poireau, un verre de gris.
- Une branche de thym mat.
- Une couronne de laurier.
- Poivre et sel coupés en brosse.
Allez chez votre boucher, demandez lui poliment « Auriez-vous une bonne langue ».
1- S’il vous répond :« Attendez, je vais demander à ma femme » c’est qu’il y a anguille sous roche. L’anguille est délicieuse à condition de la préparer avec soin. Dépouillez-là, et coupez-la en tronçons d’environ 6 centimètres. Faites revenir les carottes et les oignons sauf s’ils ne sont pas partis. Découpez des petits cubes de poitrine fumée, c’est l’enfance de lard. Mais je digresse un peu, revenons à nos moutons.
2 - S’il vous répond « devinez », dites :« Je donne ma langue au chat » ce qui aura pour effet de détendre l’atmosphère parmi la clientèle qui pense déjà à l’addition et qui rumine sa malchance d’être arrivée après vous.
3 - S’il ne répond pas, c’est qu’il a perdu sa langue. N’insistez pas et changez de crèmerie.
4 - S’il répond en faisant une longue théorie didactique, c’est qu’il n’a pas la langue dans sa poche.
5 - S’il vous demande « Vous préférez les langues vivantes ou les langues mortes », c’est que votre boucher fait de l’esprit. Mais c’est une plaisanterie de mauvais goût. Il faut parfois savoir tenir sa langue.
6 - S’il vous dit « j’en ai une sur le crochet », c’est qu’il a la langue bien pendue.
7 - S’il vous dit « Vous allez vous régaler, elle est meilleure que chez mon confrère », c’est une mauvaise langue.
8 – S’il vous dit « Che Chais pas, che fais foir » c’est qu’il a un cheveux sur la langue.
Admettons que votre boucher n’ait plus de langue de veau et vous propose de la fraise de veau en vous persuadant que ça se vaut. Attention, si votre épouse est mal léchée et s’attend à avoir de la langue, je ne vous conseille pas de ramener votre fraise. De toute façon si elle est de mauvais poil, ça crin.
Si votre boucher n’a ni langue, ni fraise, ni escalope c’est que vous êtes entré par mégarde dans une banque. Alors pour donner le change, prenez l’accent belge , il sera moins étonné.
Dans le cas où vous auriez pu obtenir votre langue. Vous revenez chez vous fier et satisfait, juste avant que votre épouse ne vous dise. « Ben, t’en as mis du temps pour acheter deux beefsteaks ». Vous vous rendez compte alors de votre erreur logistique, due à votre distraction habituelle, vous vous mordez la langue mais ne lui dites pas un mot sur la langue, même si ça vous la brûle.
Découpez discrètement deux tranches de langue qui ressemblent le plus possible à des beefsteaks. Mettre beaucoup d’ail, comme dans la recette du hamburger Mac Mahon (Que d’aulx, que d’aulx). Faites frire, remplacez la sauce gribiche par de la moutarde et parlez-lui beaucoup en avalant votre langue. Elle n’y verra que du feu en buvant vos paroles
04 juin 2009
PETITES ANNONCES D'ETE
Vends cerise à cueillir sur arbre 1 Euro le Kg. Echelle et civière à disposition. Si vous pouviez emmener, par la même occasion, les pigeons qui font des étrons tout rouges sur mon pare-brise à force d'en manger (gratuitement), ça m'arrangerait.
Prête pelouse à tondre, fourniture de la tondeuse, du courant et du chapeau de paille (bière fraîche offerte pour 500m2).
Retraité cultivé mais pas bêcheur, accueillerait autre retraité seul et désoeuvré, mais courageux, pour retourner la terre de son jardin argileux pendant qu'il lui fait la causette et afin de devenir, pourquoi pas, son pote agé.
Entraînerais gracieusement bodybuilder, qui ne peut plus payer sa cotisation de salle de gym, pour parfaire sa masse musculaire sans frais. Exercice de fente de bois, de taille de haie et plus si affinités.
Offre le couvert à toute personne pouvant m'aider à déplacer deux tonnes de sable déposées au mauvais endroit (chez le voisin). Travail discret, de nuit. Offrirais le repas, en plus du couvert, pour une tonne de gravier suplémentaire située un peu plus loin, sur un chantier abandonné tous les soirs. Très urgent.
PS: Si vous disposez d'une brouette et d'une pelle, apportez-les, on travaille mieux avec ses propres outils.
PS2: Recherche homme mur pour empilage de parpaings. Apéro et digestif en plus du couvert et du repas.
Découvrez les joies de l'élagage et du tronçonnage, cette activité sied à toute personne n'ayant pas peur des travaux un peu sciants. Le casting et les essais auront lieu le samedi prochain (prévoir la journée). Les personnes retenues seront sélectionnée pour un travail rémunéré l'année prochaine.
27 mai 2009
LE TEMPS QU'IL FAUT ou UNE AUTRE OUBLIEE DE LA CANICULE
Elle est nuée, née en été,
En période caniculaire,
Et passe son temps à scruter,
Le ciel, privée de partenaire.
Mais elle ne voit à l’horizon,
Pas un cumulus désirable,
Même pas l’ombre d’un mouton !
La météo reste immuable.
Hier, elle aurait bien cru, pourtant,
Percevoir près de la colline,
Un joli nuage aguichant…
C’était la fumée de l’usine.
Elle prie pour voir un ciel noir
Plein de nuages « du tonnerre »
Mais crie « orage , oh ! désespoir »,
De coup de foudre, il n’y a guère !
Parfois, en rêve, elle imagine,
Les nuages qui s’amoncèlent.
De beaux spécimens sublimes,
Ni trop dodus et ni trop grêles.
Elle ne veut pas, telle une amie,
Qui est partie, ne trouvant mieux,
Avec un laid, sans énergie,
Et qui était beaucoup pluvieux .
Le spécimen était charmant,
Mais avec sa tête d’éthéré
Il n’était pas très aguichant
Et commençait à grisonner.
Une autre, eut un amour furtif,
Et n’en tira aucun regret,
Comme il était radio actif…
Qu’il n’y eut point de retombée.
Mais elle, ne veut surtout pas,
Sombrer dans une dépression,
Elle attendra ce qu’il faudra,
Sans trop de précipitations.
Ce que, plus que tout elle voudrait,
C’est s’entendre dire « je t‘aime »,
Et que sa robe de mariée,
Rende jaloux , un ciel de traîne.
16 mai 2009
POUR L'AMOUR D'EMMA
Il s’appelait Aimé, elle se nommait Emma,
Emma aimait Aimé, Aimé aimait Emma,
Ils étaient d’la campagne et il semaient ensemble,
Ils s’aimaient en semant le blé de façon tendre.
« Ah ! comme ils s’aiment », disait amère, la mère d’Aimé,
S’ils s’aiment trop ils ne sèmeront pas assez,
Faudrait qu’ils s’aiment un p’tit peu moins s’ils veulent semer
C’est aussi c’que disait Armand l’ami d’Aimé.
Elle était son aînée, il aimait ses nénés,
Il l’aurait aimé comme nounou cette nana là,
Aimé lui demanda sa main, la main d’Emma,
Emue Emma émit un mignon mot d’émoi.
Ils se marièrent, en se magnant et sans manière,
Même si la mère d’Emma n’aimait pas bien le maire,
Au mariage y avait Emile, y avé Maria,
Y avait aussi Armant, Aimé, Emma et moi.
Mais au bout d’un moment Emma prit un amant,
L’amant d’Emma c’était l’ami d’aimé Armand,
Oui mais Aimé qui savait tout en eut vite marre,
Et il poussa l’ami Armand à même la mare.
Moralité le mal d’amour a ses remèdes,
Il faut liquider les amants qui vous emmerdent,
noyer ainsi votre chagrin avec le mâle,
eh ! oui, jeter l’amant à l’eau, c’est radical.
08 mai 2009
LA VOCATION
Sur le chemin du séminaire,
Léon marchait allègrement :
C’était l’aîné, alors, son père,
Ne le voulait pas autrement.
Il vit, à l’entrée d’un village,
Telle une apparition divine,
Une femme dont le corsage
Couvrait à peine sa poitrine.
« Ah ! mon petit », dit la donzelle
N’as-tu donc point pitié de moi ?
Et vas-tu laisser une belle
Frissonner longtemps par ce froid ?
Léon, jeune homme charitable,
N’hésita pas un seul instant,
Et mit un zèle remarquable
À contrarier l’effet du temps.
La dame, pour le remercier,
L’invita donc dans sa cabane,
Et prit bien soin de lui montrer
Tout ce qu’il perdrait en soutane.
Léon eut la révélation
(Les occasions parfois s’y prêtent)
Et retourna à la maison
Pour ne devoir la compromettre.
Voilà comment ce cher Léon
Plutôt que d’entrer dans les ordres,
La chemise hors du pantalon
Chez lui, est rentré en désordre.
Moralité :
Quand on veut faire des sermons
Mieux vaut ne pas goûter la chair,
Et céder à la tentation
De ne jamais goûter la chaire.
29 avril 2009
SOUS COUVERT
Nicolas Sarkozy a repris mardi son thème de prédilection. Le président de la République a en effet défendu à Nice sa politique en termes de sécurité, voulant "passer à la vitesse supérieure". Le chef de l'Etat a notamment décliné les initiatives de ces dernières semaines: lutte contre les bandes et interdiction des cagoules dans les manifestations.
On vient d’interdire les cagoules
Mais on oublie les gros bonnets
Qui pillent, cassent, et qui nous roulent
En jouissant d’impunité.
On interdit aussi les bandes
Mais on épargne les groupes de
Financiers pourris qui truandent
Aidés par les banquiers véreux.
On vient d’interdire les cagoules
Mais sous la tiare et quelques mitres
Certains cerveaux perdent la boule
Et ne sont bons qu’à faire les pîtres.
On interdit aussi les bandes
Mais le G20 est de la fête
Puisque tous ses membres s’entendent
Pour sucer le sang d’la planète.
On vient d’interdire les cagoules
Mais pas les coiffes métalliques
Qui font qu’à Bagdad et Kaboul
Des civils casquent pour le fric.
On interdit aussi les bandes
Mais pas les bandes de patrons
Qui tueraient pour des dividendes
Et toucher plus de stock-options.
On vient d’interdire les cagoules
Pas les képis, pas les bérets,
Qui chassent, traquent et qui refoulent
Sans ménagement les sans-papiers.
Quand tomberont enfin vos masques
Vous les vampires et autres goules
Quand cesseront enfin vos frasques
Alors tomberont les cagoules.
23 avril 2009
EN PURE PERTE
L'inuit perd le nord
Le vampire perd son sang-froid
Le nuage perd les eaux
Le magicien perd ses illusions
L'eunuque perd la partie
L’érudit perd connaissance
Le poète perd ses vers
Le météorologue perd son temps
Le poisson perd l'ouie
Gavroche perd son Paris
Le devin perd la boule
Les écrivains perdent leurs plumes
Mon voisin perd l’avis
Le téléphone perd le fil
Les contribuables perdent leur feuille
L’alpiniste perd la face
Le livret A perd son intérêt
Le cadre perd les pédales
Berlusconi perd son latin
Le président perd souvent une bonne raison de se taire !
……
Et le pape… perd l'esprit !
16 avril 2009
PETITE MORT
J’adule tes reins, fidèlement,
Sur les cardinaux de ton corps
Où est l’Ouest, ou est l’orient ?
Que, jusqu’au sud, mes mains honorent
Vers le triangle et sa médiane
Joyau, en son soyeux écrin,
Et crains, tel un jeune profane,
Blesser la fleur en ce jardin.
J’esquisse des doigts une épure
Les purs galbes, redessine,
Des seins dont je suis la courbure
Et qui frémissent sous ma main.
Les corps, accords en ce duo
Dus aux arpèges des soupirs
De l’amour, écoutent l’appeau,
Quand la peau frémit de plaisir.
Tes lèvres sans tabou cheminent
Ta bouche mine ma lutte vaine
Pour retarder l’extase ultime
Celle où vont se briser nos chaînes.
D’yeux, je bénis ce bel instant
Où je lis le septième ciel
Le soleil dans tes yeux, brillant,
Car le soleil est laid sans ciel.
Drogué de la messe câline
Je plane sur le lit des faits,
En regardant mon héroïne
Vénus que je viens d’aimer…
09 avril 2009
Les joies du vélocipède
« Maintenant que tu as le temps, pourquoi ne ferais-tu pas du vélo avec nous ? Tu verras, le mardi après midi c’est sympa, ça roule doucement et tu verras bien si ça te plait. » Voilà comment mon copain Francis, souverain de la petite reine, m’a convaincu de refaire de l’exercice.
Peu de temps après je me retrouvais donc dans un peloton de cyclistes suréquipés aux matériels rutilants et aux tenues dignes de pros. Inutile de dire que je ne passais pas inaperçu avec mon vélo tout terrain, mes baskets et mon Kway ! Avec mon VTT trop lourd, et aussi rouillé que mes jambes, j’avais un peu de mal à suivre, malgré l’allure modérée.
Le mardi suivant, Francis me prêtait un vélo digne de ce nom, et compte tenu de sa légèreté je me suis dit : « je vais rouler comme un champion. On va m’appeler Legstrong. »
Je bloquais donc les chaussures spéciales dans des espèces de pédales bizarres et nous voilà partis pour mes premiers exploits. Au premier feu rouge, impossible de décrocher les pédales en question et de mettre pied à terre, je redonnais donc un petit coup pour ne pas chuter et je tournais à droite, la seule échappatoire possible. ça commençait fort ! Surtout que tout le monde était parti à gauche.
J’essayais de me positionner tant bien que mal sur la machine (c’est le nom que l’on donne au vélo quand on en connaît un rayon) mais au bout de cinq kilomètres, j’avais terriblement mal au testicule gauche. Heureusement après 10 kilomètres, je n’y pensais plus, tellement j’étais obnubilé par mes douleurs aux fesses ! J’avais l’impression d’être assis sur tabouret, mais à l’envers ! Un continuel mal au derrière …sauf à l’arrêt. Mon médecin m’avait pourtant dit : « il faut aller à la selle plus souvent ». Je comprends maintenant !
Plus nous roulions, plus je pensais au chemin qu’il faudrait refaire en sens inverse. Les autres me disaient : « T’inquiètes pas, au retour on aura le vent dans le dos ». Le dos, parlons en, justement : Au vingtième kilomètre, c’est lui qui me faisait le plus souffrir. J’en oubliais mon mal « postérieur » à l’arrière train. Le guidon était réglé trop bas et mes reins refusaient catégoriquement la position qu’il leur infligeait. Puis, ce fut au tour des épaules de me rappeler à leurs bons souvenirs. C’est bien simple l’endroit où j’avais le moins mal, c’était aux jambes !
Dans la douleur je serrais la mâchoire, au moment où Francis me dit, pour "couronner" le tout : « mets une dent de plus » ! Toujours le mot pour rire !
Dans une grimpette, on me conseilla « mets-toi en danseuse ! » C’est vrai que ça me soulageait le valseur et je comprenais enfin pourquoi on parle de voiture "ballet " !
Je n’avais pas le temps d’admirer le paysage tellement j’étais concentré sur la route. Dans une montée étroite, un camion nous doubla en se rabattant pour éviter une voiture en sens inverse, serré sur le bas côté, j’étais obligé de m’arrêter… mais j’avais les pieds encore rivées aux pédales et n’eut qu’une seule solution, me coucher sur le talus. Tout le monde se marrait. Dans le cyclisme aussi, il y a des railleurs ! Dès lors, je ne cessais plus de surveiller chaque camion, la tête dans le guidon… mais les yeux vers l’essieu.
A la troisième sortie, j’ai fait régler mon guidon, ma selle et mes pédales, j’ai enfilé un collant spécial, bien rembourré à l’entrejambes, très pratique pour le saint siège. Comme dit l’autre c’est une région sacrée ! Je me retrouvais comme en enfance à l’époque des couches culottes. On a beau dire, mais un bon collant de cycliste, c’est le fondement même de la discipline.
Bref, tout ça pour dire que le vélo, ce n’est qu’une histoire de cul !
25 mars 2009
PAS SI SIMPLE
Dès lors que je vous vis, j’eus, par excès de zèle
Envie de vous charmer sans retenue aucune
Je bénis que l’amour, ainsi, donna des ailes
Car tels deux tourtereaux à l’instant nous nous plûmes.
Là, je vous invitai, vous semblâtes avoir faim,
De vous connaître un peu je n’avais qu’une hâte
Je vous emmenai donc dans bistrot romain
Un plat de spaghettis entier vous vous tapâtes.
Pour vous émoustiller j’écrivis quelques vers
Que de plaisir intense à les lire nous prîmes !
Nous partageâmes ces facéties littéraires
Et c’est à l’unisson que du poème rimes.
L’endroit était sympa et propice à la fête
Vous glissâtes à l’oreille alors des mots complices
Mais la salle bondée, était bruyante, en fait,
Et il fut impossible, en ce cas, que j’ouïsse.
Je fus très enchanté quand sans façon vous pûtes
Accepter de me suivre en mon humble demeure
Et quand sur mon grand lit, en silence, vous chûtes
En cet instant divin m’habita le bonheur.
Quel talent à ôter tous vos habits vous mites !
Que d’effet sans effet, dès lors, nous nous fîmes !
Dans mes yeux, le désir, rapidement vous vites
Et à l’acte, ferveur, sans aucun mot nous mîmes !
Après quelques baisers il fallut que je susse
Goûter tous les plaisirs auxquels vous m’alléchâtes
A ce jeu, pas ingrate, et afin que je pusse
Profiter de l’extase, alors, vous m’attachâtes.
En amour, c’est un fait, vous étiez une experte
Vous me fîtes prendre un pied, vraiment vous m’épatâtes
Quand vous parlâtes argent, là je compris, inerte
Qui vous étiez vraiment, et que les chèques aimâtes.
Je pris la liberté d’enfin te tutoyer
Légitime apogée après autant d’audace
Tu l’acceptas bien sûr, pendant que je payai,
Il n'aurait plus manqué, qu'après ça, tu grognasses !





















