Après avoir été "estomaqués" par les révélations concernant l'affaire des Lasagnes au boeuf-chevalin, après avoir été dégoûté par l'annonce de la présence de matière fécale dans des tartelettes au chocolat IKEA, on assiste actuellement au grand déballage concernant la mal-bouffe et l'on constate que l'industrie alimentaire est prête à nous faire avaler toutes les couleuvres possibles par pur mercantilisme.
Les témoignages foisonnent désormais sur ces pratiques, pourtant connues depuis longtemps déjà, mais loin, malheureusement, d'être érradiquées.
              A titre d'exemple, quand vous mangez un steack, vous êtes-vous demandé s'il a fait l'objet du procédé dit de la « remballe » qui consiste à enlever les parties périmées d'un morceau de viande afin de lui redonner bonne mine! Quant aux parties indésirables enlevées, vous ne saviez peut-être pas qu'en les broyant et en ajoutant quelques épices, elles s'étaient transformées en merguez. vidéo
              Mais cela n'est rien quand on sait ce que certains "professionnels de la boucherie" repoussent les limites du scrupule en n'hésitant pas à nettoyer la viande avariée avec de l'acide sulfurique, tel un marseillais mis en examen en 2007. lien
Quant à l'eau injectée dans la viande, afin d'augmenter son poids, donc la marge bénéficiaire, elle est pratique courante dans certains pays ainsi que l'adjonction d'une solution à base de formol pour la « désinfecter » et lui redonner un "bel aspect". Et si plus de la moitié de la viande vendue dans les grandes surfaces Chinoises est concernée par cette pratique (70 000 cas de fraude relevés en 2008) rien ne dit qu'une viande ainsi trafiquée n'ait pas échue, un jour, dans votre assiette au restaurant, à la cantine ou autres . On a découvert, par exemple, que certains poulets provenant souvent des Pays-bas, contiennent plus de 50% d'eau lien
 
               Après le lait frelaté à la mélamine, (lien) et celui du porc contaminé au clenbuterol, l'imagination des commerçants ne connait pas de limite. lienAlors comment échapper à la tromperie, voire à 'intoxication, sinon en s'abstenant de consommer des produits transformés? "En devenant végétarien" argueront les partisans de ce système d'alimentation.
               Mais le consommateur végétarien ou pas, ne peut se douter que les jolies pommes rouges qu'il trouve chez son commerçant reçoivent en moyenne 27 traitements avant commercialisation.
Il ne sait pas non plus, dumoins il ne peut raisonnablement admettre que plus de 50% des fruits, légumes et céréales consommées en France contiennent des résidus de pesticides, 7% des échantillons dépassant même les LMR (limites maximales en résidus). lienQuant au raisin, une étude à démontré qu'ils contenaient à 99,2 % des résidus de pesticides, et 4,8% des échantillons dépassaient la LMR. lien
               A cette occasion rappelons que la norme n'empêche pas le danger, car même si le produit consommé ne la dépasse pas, les pesticides ingérés s'additionnent dans notre corps, et auront fatalement des conséquences pour notre santé.
               Qu'à celà ne tienne, puisque c'est comme ça je mangerai donc moins de fruits et pour arriver à mon quota quotidien recommandé, je mangerai 5 légumes par jour. Mais là encore je fais une grossière erreur.
En effet, les légumes ne sont aucunement délaissés par l'imagination sans limite des faiseurs de cancer. Nous ne nous attarderons même pas sur le problème des OGM que tout le monde connaît pour aborder celui de la ionisation des légumes. Il s'agit en fait d'une technique très utilisée de nos jour: l'irradiation des aliments. Le mot "irradiation" ayant été remplacé par celui d' "ionisation" moins effrayant pour le consommateur. Mais le résultat est le même puisqu'Il s'agit de soumettre les aliments à un rayonnement radioactif afin de tuer les bactéries qui pourraient les abimer, d'empêcher la germination (oignons, pommes de terre), et de ralentir le murissement des fruits. lien
On pousse même le vice à irradier les herbes aromatiques! En fait, en France, 80% de nos fruits et légumes subissent ce traitement. lien
Et pour ceux qui se demandent quel est le danger d'une telle pratique, il leur suffit de cliquer sur ce lien.
 
              Quant aux contrôles, ils sont rares ou quasi inexistants (entre 100 et 200 échantillons par an, qui ne concernent quasiment que les aliments importés) et la tendance étant de diminuer le nombre de fonctionnaires, il serait étonnant que les contrôles augmentent, donc que les abus diminuent.
Un collectif français s'est crée contre l'irradiation des aliments, et vous pouvez les rejoindre sur ce lien.
 
              Alors quelles conclusions pouvons nous tirer de tout ceci? Quelles alternatives s'ouvrent aux consommateurs? Acheter directement les fruits et légumes de saison aux producteurs, à condition qu'il les traitent "raisonnablement"? Ou alors acheter bio? Bien entendu, quand on parle de bio, l'argument de son prix élevé s'interpose et la perspective de la bouffe à deux vitesses, celle des pauvres et celle des riches, se révèle. On oublie que les aliments "bio", c'est la nourriture "normale". On devrait plutôt appeler tout ce qui n'est pas bio, aliments "trafiqués". Faut-il attendre un véritable scandale sanitaire et un boycott généralisé des produits d'origine industrielle pour agir efficacement, sous pression des consommateurs, en faveur d'une véritable traçabilité, d'une information complète sur le contenu et des labels clairs sur l'origine des produits, d'une exigence d'application du principe de précaution (pour les OGM notamment) ?
 
              Décidément, la mal-bouffe ou l'empoisonnement organisé, comme tous les autres maux de notre pauvre terre, chomage, guerre, drogue... et faim dans le monde, ont la même origine: Le fric et le profit. Une gangrène qui ne cessera de gagner si, au delà de la prise de conscience, aucune révolution n'est engagée.
 
Sur ce. Bon appétit.