Vous avez tous écouté le discours d’adieu de N Sarkozy après sa défaite du 6 mai 2012. Je me propose de vous le traduire pour que vous en preniez l’exacte mesure, pour que vous saisissiez la portée subliminale, pour en révéler le double sens en filigrane. (En noir, l'essentiel du discours de Sarko, en rouge ce qu'il signifiait réellement)

La France a élu son Président de la République. C’est un choix démocratique et républicain. Putain d’régime de merde, j’aime pas les civilisations inférieures, mais au moins là bas j’aurais pas eu besoin d’élection pour m’auto-succéder. François Hollande a été élu, L'autre bolchevique dégraissé m’a piqué ma place il est le président de la France et doit être respecté. J’espère que vous allez lui en faire baver, lui aussi.

Je viens d’avoir François Hollande au téléphone et je veux lui souhaiter bonne chance au milieu des épreuves. Comme je lui ai dit à l’instant, « allo mon pote, tu voulais le bâton merdeux et bien, prends-le ». Penser exclusivement à la grandeur de la France et au bonheur des Français, c’est mon ambition, c’est notre idéal. Penser d’abord aux riches, aux nantis, à mes amis fortunés c’était mon ambition et mon idéal.

Je veux remercier tous les Français de m’avoir choisi pour représenter notre pays pendant 5 ans. Je veux remercier, tata Lilly et tous les généreux donateurs pour ma campagne J’ai consacré toute mon énergie, de la première a la dernière seconde. J’ai essayé de protéger les français des crises sans précédents. Je me suis démené comme un beau diable pour sauver les billes de mes copains mal barrés avec la crise, j’ai même ciré les pompe d’Angela. J’en ressors avec un amour de la France plus grand encore. j’en ressors avec un amour de la France privatisée, vidée de sa substance laïque et publique. Je me suis engagé totalement, pleinement, mais je n’ai pas réussi à convaincre une majorité de Français. Un très grand nombre de cons ont malheureusement compris mes manigances Je veux remercier les millions de Français qui ont voté pour moi. Je veux remercier tous les imbéciles que j’ai plumé mais qui n’ont rien compris.

J’ai tout fait pour faire gagner les idées qui nous rassemblent. Jai essayé de diviser en opposant les curés aux instituteurs, les fonctionnaires aux salariés du privé, les chrétiens aux musulmans, les chômeurs aux travailleurs. Je me suis engagé totalement. Vous m’avez aidé de façon extraordinaire, nous avons mené une campagne formidable contre toutes les forces qui se sont coalisées contre nous. Je ne comprends pas que tout le monde soit contre moi. J’ai pourtant tout fait pour aguicher les responsables de l’extrême droite: Je me suis entouré des ministres de l’intérieur les plus vils, j’ai abandonné toute éthique sans perdre mes tiques, j’ai même dévoyé des centristes, des socialistes, j’ai nommé des incapables aux charges ministérielles et j’ai même fait la guerre à un homme que j’avais récemment invité à camper dans mon jardin. Je porte toute la responsabilité de cette défaite : Je suis fier, d’avoir été le fossoyeur de la morale, le dé-tricoteur des acquis sociaux, le casseur de l’emploi, de la santé, de la protection sociale.

J’étais le chef, et quand il y a une défaite c’est le N°1 qui assume les responsabilités. Je suis obligé de partir, mais tous les enfoirés qui m’ont mal conseillé ne perdront rien pour attendre. Rien de ce que j’ai dit n’était factice : je vais vous dire les choses du fond de mon cœur, quand on défend des valeurs, la seule façon d’être crédible c’est de les appliquer. J’ai toujours été franc comme un âne qui recule, je vais vous dire les choses du fond de ma poche intérieure, où je range mon portefeuille, quand on a pas de valeur, la seule façon d’être crédible, c’est de les appliquer.

Il y trop de discours avec des mots qui ne veulent rien dire, car ceux qui les prononcent vivent le contraire de ce qu’ils disent. Moi je parle de justice et je supprime les tribunaux, je loue le travail et j’augmente le nombre de chômeur de plus de 1 million, je parle de liberté et j’espionne les journalistes, je fustige les syndicats mais prétends renouer le dialogue social, je fais dire aux ministres des ignominies et je les désavoue quand ça tourne mal. Une autre époque s’ouvre. Je resterais l’un des vôtres. Ça c’est sûr, je resterai des vôtres, toi mon ami avec son yacht, toi mon grand copain avec ses chaînes de télé sur lesquelles je m’invitais quand bon me semblait, toi mon pote qui construit des avions de chasse et vous autres tous les distributeurs d’enveloppes bien garnies dont je ne peux pas citer le nom sans vous attirer d’ennui. Oui, vous tous, je resterai des vôtres.

Je partage vos idées, vos convictions, votre idéal, c’est les miens. Je partage vos idées nauséabondes, vos convictions basées sur l’écartèlement des classes, votre idéal fondé sur l’exploitation des uns pour le bien être de quelques uns.Votre idéal, c’est celui de toute ma vie  et vous pourrez compter sur moi pour les défendre. Si je peux renvoyer l’ascenseur à tous ceux qui m’ont aidé, je n’hésiterai pas. Mais ma place ne pourra plus être la même. Avec tristesse, je vais devoir quitter mon palais élyséen, mon avion de luxe chéri, ma limousine avec escorte, tous mes avantages et mon immunité encore reliée à mon mandat présidentiel mais qui en se détachant bientôt, risque de faire un sacré bruit de casserole. Après 35 ans de politique, après 10 ans à des responsabilités gouvernementale au plus haut niveau, après 5 ans à la tête de l’Etat. Mon engagement à la vie de mon pays sera désormais différent. J’ai pas encore assez de pognon et je ne compte pas m’arrêter là. Mon carnet d’adresse est désormais on ne peut plus garni, je vais en profiter.

Mais le temps ne distendra jamais les liens tissés entre nous. Au moment où je m’apprête à redevenir un Français parmi les Français. Je ne suis pas prêt d’oublier que vous m’avez viré et que l’autre enfoiré va prendre ma place, en prétendant qu’il est «normal», alors que c’est moi qui vais redevenir un mec normal. Bordel de merde. Jamais je ne pourrais vous rendre tout ce que vous m’avez donné. Encore moins ce que m’a donné Lilly Bétencourt, l’autre lady gaga.

Pensez à la France, pensez aux Français, pensez à son unité. Pensez aux vrai Français, blancs, chrétiens, riches.

Alors  ce soir donnons une plus belle image de la France, une France qui rayonne, une France joyeuse, une France qui ne regarde pas l’autre comme un ennemis, une France qui a su gagner avec moi en 2007 et sera reconnaître en 2012 sa défaite. Tu parles d’un pays de cons, de cons qui ne pensent qu’à s’amuser, de cons qui détestent les riches sans se détester entre eux, qui font la fête en 2007 et ma défaite en 2012. Une France qui sait que la vie est faite de succès et d’échec. une fois je t’élis, une fois je te vire. C’est quoi ce binz.

Soyons digne, soyons patriote, soyons français ! Soyons exactement le contraire que certains auraient voulu donner dans un cas inverse ! Qu’est-ce qui faut pas dire pour sortir avec dignité. Merci, merci à tous. Et surtout merci à moi, j’ai pu en m’octroyant un bon salaire, mettre de côté 20 000 euros par mois pendant 5 ans, logé, nourri, chauffé, transporté, ça fait 1 million 200 000 d’économisé : C’est toujours ça de pris. Avec la crise on ne sait jamais !