Je trouve que nos manifs sont de plus en plus sages. Auparavant on ôtait les pavés pour les lancer sur les CRS, désormais on ne fait plus que le battre en douceur. Il faut dire qu’ils se planquent les CRS, on ne voit plus que des fonctionnaires policés et la maréchaussée qui pointe leur nez et reconnaissons que lancer des pavés dans la mar…échaussée, c’est quand même moins excitant.

 Bref hier encore nous avons défilé défilé dans le calme et la dignité pour tenter de faire Awoerter la réforme qui se profile. Mardi dernier, pendant que nous défilions, Fillion présidait les journées parlementaires de l’UMP, 800 participants selon la préfecture… dans un chapiteau ne pouvant en contenir que 300. Il faut dire qu’à L’UMP on sait se faire petit à commencer par son président qui n’arrête pas de se mettre en quatre  pour la France d’en haut. Car il y a une France d’en haut qui se fait chaque jour des couilles en or, pendant que la France d’en bas se fait des nouilles… encore. J’ai beau aimer les pâtes, surtout au court-bouillon, mais en manger tous les jours ça finit par faire bourre couillon, surtout quand on sait que dans le même temps la France d’en haut, arrogante, dédaigneuse, cynique, tire sur des havanes même pas payés au frais de la princesse, mais aux frais du con-tribuable. Sans compter que ces édiles véreux quand ils ne fument pas le cigare, que font-ils ? Eh, bien, ils se les roulent. C’est ainsi que gavés plus que les oies, de foie gras et caviars, il vont parfois, quand les caméras sont là et pour voter de mauvaises lois, s’endormir sur les bancs de l’assemblée après avoir pété leur trop plein de calories. C’est pour ça que ça sent pire même s’ils ont commencés par fumer. Et dire que ces homo-ça pionce arrivent, malgré cela, à être en odeur de sainteté ! ça me dépasse !

Mais dans tout ça que devient l’homme de la rue qui en prend plein la gueule (je ne parle pas de l’homme Delarue, le présentateur, qui lui en prend plein le nez), eh bien! l’homme de la rue, bien trop souvent, en mangeant ses nouilles, regarde les émissions de cuisine à la télé. Car elle pullulent en ce moment, « master chef » « un dîner presque parfait » ect…J’en passe et des moins bonnes. Eh Oui ! Malgré le pouvoir d’achat qui diminue, les fins de droits qui se multiplient, les petites retraites qui s’amenuisent, les chômeurs déclarés et les non déclarés qui ne bouclent pas leur fin de mois mais qui arrivent plus facilement à boucler leur ceinture, l’homme de la rue, disais-je, regarde les émissions de cuisine à la télé plutôt que d’essayer de changer de régime, pendant que homme Delarue, le présentateur, lui, garde la ligne.

Je disais donc que certains de la France d’en bas, en particulier ceux qui n’ont pas grand-chose dans le bocal, regardent ce type d’émissions alors qu’il leur suffirait de suivre les actualités, pour voir ceux de la France d’en haut faire leur petite tambouille, traîner des casseroles et tenter de noyer le poisson en nous racontant des salades, en bon marchands de soupe un peu louche. 

En fait, pour qui sait la décrypter, tout est dans l’actualité. Cette semaine par exemple nous avons eu notre lot de déclarations savoureuses. A commencer par Dominique Devillepin qui a dit « En politique le compromis apparaît toujours comme une façon de baisser son pantalon. Et pourtant, en politique il faut être aussi capable d’humilité » autrement dit, il faut savoir baisser son pantalon !

 Drôle de proposition, déjà que bon nombre retournent leurs vestes, où va-t-on ! Remarquez, certains la retournent tellement vite qu’on a pas le temps de voir l’étiquette qu’ils ont dans le dos. C’est quand même pratique ! 

Quant à baisser son pantalon, il n’y a pas qu’en politique que ça se pratique, dans certains pensionnats religieux aussi, certains prêtes le font, sans pour autant risquer d’être défroqués. Dans l’industrie aussi on sait baisser son pantalon et parfois ça rapporte, comme quoi il ne faut jamais négliger... l’effet salaire.

Cette semaine, il y a eu aussi la déclaration de Ségolène qui a comparé notre président à Louis XVI. Reconnaissons que parfois notre Nicolas n’a pas toute sa tête non plus. C’est peut-être la raison pour laquelle le premier ministre a affirmé que le président n’était pas son mentor. Il n’a pas osé dire ça d’Eric Woerth, de peur que des mauvaises oreilles lui répondent « mon œil ».

Pendant ce temps, François Bayrou a tenté de faire parler de lui en organisant les universités de rentrée du MODEM. Entre nous soit dit, donner comme nom à son parti celui de MODEM quand on a soi même un si mauvais débit, ça fait un peu désordre.

Alors que tout ce beau monde s’activait en déclarations, notre ministre de l’immigration, qui partage tout à fait le point de vue de Devillepin (Besson, Besson notre pantalon), s’est marié à 52 ans avec une jeune étudiante tunisienne de 24 ans ! L’amour n’a pas de frontière. Le voyage de noces à Capri a fait jaser puisque que certains ont prétendu que le ministère avait payé les billets, en fait, on ne sait pas qui c’est qu’a pris ces billets. Mensonge, baliverne, tromperie, calomnie s’est défendu notre ministre intègre. Et pas mentor pour un rond.

Cette semaine, notre ex-ministre de la justesse (pardon c’est un lapsus), cette chère Rachida qui a toujours la langue bien pendue, nous a sorti un lapsus linguae assez révélateur. Elle a confondu lors d’une interview à la télé les mots « inflation » et « fellation ». Elle espérait que ce dérapage passe inaperçu, que personne ne piperait mot, mais voilà on ne peut pas désirer faire les « unes » de Paris Match et refuser les retombées de la popolisation (oh ! pardon, c’est un lapsus). Inutile de dire que l’info a fait le tour des sites internet avec une fulgurante rapidité et en haut lieu, pendant que certains s’en faisaient gorges chaudes, d’autres étaient irrités par cette fellation, du Fion jusqu’à Lagarde. Des mauvaises langues prétendaient même que dans quelques cabinets certains étaient très mal léchés. Vous comprenez aisément pourquoi je termine ce billet sur cet évènement majeur, je désirais évidemment garder ça pour la bonne bouche. 

Il est temps que je vous dise au revoir et à la semaine prochaine, car je veux rentrer avant la nuit pour éviter la menace terroriste …qui monte proportionnellement à l’évacuation des roms. 

Encore un petit mot : N’oubliez pas d'aller à la prochaine manif,  car si ça continue comme ça, et pour rester sur une note gastronomique, à l’école, bientôt, ce sont de vieux croûtons qui s’occuperont de vos petits lardons et comme dit l’autre « si t’as pas pris ta retraite à soixante ans, c’est qu’t’a raté ta vie. »

(c'était ma rubrique de mercredi 29/09 sur studio ZEf  91.10 )

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