C'était d'la balle mais la balade balnéaire à Bali est finie. C'est ballot ! Nous avons rangé les sacs à dos, les tubas, les masques (pas pour la grippe, pour la plongée ), quant aux palmes nous les avions gardées pour prendre l'avion comme il n'y avait plus de place dans les sacs remplis de cadeaux, mais les douaniers nous ont suspectés de grippe aviaire et nous ont mis en quarantaine. 

Les eaux turquoises, les poissons multicolores, la lumière argentée miroitant sur les rizières en terrasses, ne sont plus que de jolis souvenirs, comme les sourires radieux et généreux des balinais .                

        .100_0098 bali_riziere

Terminée la cure de barracudas, de dorades et Gambas grillés, au bord de l'eau, sans télé mais avec le spectacle grandiose des couchers de soleil, installés sur des coussins confortables (dit moelleux qu'on est bien sur mes coussins, ainsi disait Sarah Toustra, une amie Balinaise).

          100_0137SANY0059

Ah oui, comme on était bien ! Sur la plage, on se faisait masser et je dois dire qu'on aime assez, surtout à quatre...euros de l'heure. Et se faire chouchouter les orteils, à l'instar des stars, avec deux Balinaises au service de ses petits petons,quel pied!                    

                                  SANY0057

Quel bonheur d'échouer une semaine, tels des "Robinson", sur une petite île paradisiaque (îles Gili), exempte d'engins à moteur, et où les seuls transports se faisaient en petites charrettes tirées par des petits chevaux. Bref là bas tout est petit exceptée l'extase qui est à son comble. L'ile ne faisait pas plus de cinq kilomètres de circonférence, bordée de cocotiers, de plages au sable blanc et proposant ses fonds marins d'une beauté exceptionnelle, parés de coraux multicolores, habités d'une faune assortie et de tortues majestueuses.

           tortueTropical_fish_in_an_tank

Il est des moments favorables à la résurgence en nos cortex des mots de Lamartine "ô temps, suspend ton vol et vous heures propices suspendez votre cours, laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours". Nous les savourions, en sandales, loin des scandales de la vie occidentale, seulement bercés par la musique des vagues et loin du vague à l'âme (de fond).

                                           100_0305

Puis ce fut le retour à la vie si vile, au temps gris, pluvieux ( et nous plus vieux d'un mois), aux feuilles mortes qu'il faut ramasser  (il y en a à la pelle) et en se disant "Dire que  bientôt c'est le 11 novembre...ça défile !" Seule la pensée que d'autres travaillent, alors qu'au retour de nos vacances on se trouve encore en congés, peut alors nous consoler.

                              100_0129