29 août 2009
LA FAIM JUSTIFIE LES MOYENS
Le buffet proposait aux invités gourmands
Maints toasts et canapés des plus appétissants
Les foies gras et caviars présents à profusion
Faisaient la concurrence aux succulents saumons
Mais devant l’étalage étaient agglutinés
Ceux qui, bien avant moi, y étaient arrivés
Et ces gloutons n’avaient pas envie de partir
Devant ces mets promis qu’ils pouvaient engloutir.
Je tentai de passer, mais c‘était impossible
Les rangs étaient serrés et protégeaient la cible
J’essayai par la droite me faisant tout petit
Insistai par le centre et par la gauche aussi
Mais il fallait me rendre alors à l’évidence
Plus le temps s’écoulait plus s’éloignaient mes chances !
J’avais presque abdiqué, alléché, mais penaud
Quand je vis un extra proposant un plateau
Encor’ garni d’un choix de ces petits délices
Seuls capables de mettre un terme à mon supplice.
Cependant il fallait se presser maintenant
Car le serveur était cerné de prétendants
Je me précipitai mais lorsque j’arrivai
Il ne restait plus qu’un …Seul toast rescapé !
C’est alors qu’une main ne m’appartenant pas
De ce précieux butin brusquement s’empara .
Je restai hébété, ouvrant tout grand la bouche
Assez pour avaler au passage une mouche.
Toussant, je l’expulsai et elle vint se loger ;
Au plus secret endroit d’un vaste décolleté.
La dame chatouilleuse alors se trémoussa
Quand un certain réflexe ou l’instinct me poussa
À aller galamment l’aider à l’en extraire
En plongeant une main dans le repli mammaire
Pour essayer d’ôter l’insecte indésirable
Prisonnier, malgré tout, en position enviable.
La dame, s’affolant, poussa alors un cri
Qui eut le triste effet d’alerter son mari
Qui m’envoya soudain son poing dans la figure
Je bousculai la foule et sa bordée d'injures
Puis j'allai m’affaler au milieu du buffet
Enfin, ils étaient là, à ma proximité
Ces canapés tentants, ces petits-fours crémeux
Et avant que l’époux ne revienne furieux
J’en saisis deux poignées et me remplis les poches
Juste avant de n’entendre… Plus que le son des cloches !
Et c’est sur le trottoir, quand j’ai pu émerger
Que, seul, j’ai dégusté ces petits canapés
Cependant il manquait ce qui les accompagne
J’y suis donc retourné…En quête de champagne.
………………….
Ce fut l’ultime erreur et désormais je dois
Vers diverses purées orienter mon choix
Commentaires
Alors, tu passes à table?
Zygomo
Ce n'est jamais drôle d'être épris, ma mère!
Puisque tu as dorénavant du mâle à articuler, j'enlèverai moi-même à la pince l'émail qu'il t'est resté et les mots de ta bouche, prenant bien garde à n'y point tomber dedans.
Non, ne prends pas la mouche! Tu n'as donc tiré aucune leçon ni de ta gourmandise ni de ta compassion? Tabula rasa? Tu n'es ma foi pas suffisamment coincé!!!
Quelle idée aussi de s'étendre sans manières sur tous les canapés croyant mettre à sa main ces tentantes bouchées? Cet été t'aurait-il les neurones grillé?
Zed
:o))
Extra !!! allant souvent dans ce genre de réceptions, la description que tu en fais, tout au moins la première partie, est exactement ça... ce sont toujours les mêmes que l'on retrouve agglutinés près du buffet, donnant l'impression qu'ils n'ont rien mangés de toute la semaine...
Merci pour ce bon moment de lecture qui m'a bien fait rire.
Bonne fin de week-end zygomo.
Hardi Zygomo ...
Monsieur Zygomo,
Si Madame ne vous avait pas sonné, alors il ne fallait pas, cavalièrement, courir à son secours. Votre main baladeuse vous l'aura bien appris puisque Monsieur son mari vous a mis au tapis. C'était pure folie que ce libertinage, y avez-vous pensé, tant de familiarités? Quelle gourmandise!
Vous ne seriez pas un peu grelot pour jouer ainsi avec les mots?
je connaissais le gout des abeilles pour l'essaim ... pour les mouches je savais pas...
ce texte m'a bien fait rire et en cette rentrée on en a besoin !!
Ouep!
Suis d'accord avec Caboche. L'afin ne justifie pas l'émoi, hein!
beaujour zigomo
comme quoi, la gourmandise est un vilain défaut !!!
pst,,, de mariage le WE dernier ,j'ai eu le meme soucis que toi.
ha non pas de mari jalous, ni de décolleté provoquant (koi que le mien !)
non rien de cela,,, juste pas assez de petits fours à l'apéro et du coup, sylvie,,,,,, sous la table d'avoir bu trop à jeun !!!!
douce journée à toi
Zed, Oui je dois avoir les neurones grillées, d'ailleurs j'hésite à passer des canapés au divan de mon psy.
Laudith, ravi de t'avoir fait rire ça vaut un bon beefsteak dit-on. Comme ça tu n'es pas obligée de traîner dans les réceptions pour te nourrir.
Caboche, eh oui! la gourmandise est un vilain défaut. Mais certaines sont si tentantes qu'on se retrouve parfois marri !
Fredo, C'est toi qui me fait rire avec La mouche et l'essaim. Je n'y avais pas pensé.Bonne rentrée.
Rsylvie, moi c'est sur la table que j'ai roulé
Merci à vous tous.
Que dire de plus??
Ben oui... j'ai la bouche remplie... à vous lire, vous et vos commentateurs...
Je n'ai malheureusement pas cette faculté de jouer avec les maux comme vous le faites, mais ce n'est pas pour autant que je n'apprécie point les galipettes... Oupss...
J'aime bien la main à la rescousse du décollée ou de la mouche on ne saura jamais... mais est-ce l'intention qui compte ou le résultat?? On s'en fout, c'est bon à lire et c'est ce qu'on en retiendra...;-))
Marche arrière
Je viens prestement me rétracter avant le prochain banquet pour appuyer cette fougue et cette désinvolture dont tu as fait preuve si fièrement.
Ici, l’homme québécois ne drague plus. C’est d’un ennui mortel. Pourtant ce n’est pas les insectes qui manquent.
Vivement l'audace et l’esprit d’entreprise.
http://ladrague.qc.ca/
un p'tit beaujour en passant !
et surtout douce semaine à toi
bises
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