18 juillet 2009
LE SANG DE MON STYLO... ou, parfois les mots filent.
Je viens de jeter l’encre, la page n’est plus blanche,
de la plume, un sang bleu qui régulier s’épanche
trahit le géniteur, le père de mes mots.
Je ne peux décemment y mettre de garrot.
Délaissé, dans son coin, crayon fait grise mine…
Il voit se dérober, l’insaisissable rime
Et se dit qu’il pourrait, pour moi, la débusquer.
Mais il est si discret ! …parfois très effacé !
L’inspiration revient, entraînant mon poignet
Vers des vers, des odes, de quatrains en sonnets.
La feuille par les mots, fardée comme une fille,
se pare de pensées, que le stylo…habille.
