Elle est nuée, née en été,
En période caniculaire,
Et passe son temps à scruter,
Le ciel, privée de partenaire.

Mais elle ne voit à l’horizon,
Pas un  cumulus désirable,
Même pas l’ombre d’un mouton !
La météo reste immuable.

Hier, elle aurait bien cru, pourtant,
Percevoir près de la colline,
Un joli nuage aguichant…
C’était la fumée de l’usine.

Elle prie pour voir un ciel noir
Plein de nuages « du tonnerre »
Mais crie « orage , oh ! désespoir »,
De coup de foudre, il n’y a guère !

Parfois, en rêve, elle imagine,
Les nuages qui s’amoncèlent.
De beaux spécimens sublimes,
Ni trop dodus et ni trop grêles.

Elle ne veut pas, telle une amie,
Qui est partie, ne trouvant mieux,
Avec un laid, sans énergie,
Et qui était beaucoup pluvieux .

Le spécimen était charmant,
Mais avec sa tête d’éthéré
Il n’était pas très aguichant
Et commençait à grisonner.

Une autre, eut un amour furtif,
Et n’en tira aucun regret,
Comme il était radio actif…
Qu’il n’y eut point de retombée.

Mais elle, ne veut surtout pas,
Sombrer dans une dépression,
Elle attendra ce qu’il faudra,
Sans trop de précipitations.

Ce que, plus que tout elle voudrait,
C’est  s’entendre dire « je t‘aime »,
Et que sa robe de mariée,
Rende jaloux , un ciel de traîne.