Il s’appelait Aimé, elle se nommait Emma,
Emma aimait Aimé, Aimé aimait Emma,
Ils étaient d’la campagne et il semaient ensemble,
Ils s’aimaient en semant le blé de façon tendre.

« Ah ! comme ils s’aiment », disait amère, la mère d’Aimé,
S’ils s’aiment trop ils ne sèmeront pas assez,
Faudrait qu’ils s’aiment un p’tit peu moins s’ils veulent semer
C’est aussi c’que disait Armand l’ami d’Aimé.

Elle était son aînée, il aimait ses nénés,
Il l’aurait aimé comme nounou cette nana là,
Aimé lui demanda sa main, la main d’Emma,
Emue Emma émit un mignon mot d’émoi.

Ils se marièrent, en se magnant et sans manière,
Même si la mère d’Emma n’aimait pas bien le maire,
Au mariage y avait Emile,  y avé Maria,
Y avait aussi Armant, Aimé, Emma et moi.

Mais au bout d’un moment Emma prit un amant,
L’amant d’Emma c’était l’ami d’aimé Armand,
Oui mais Aimé qui savait tout en eut vite marre,
Et il poussa l’ami Armand à même la mare.

Moralité le mal d’amour a ses remèdes,
Il faut liquider les amants qui vous emmerdent,
noyer ainsi votre chagrin avec le mâle,
eh ! oui,  jeter l’amant à l’eau, c’est radical.