02 février 2009
A NOS FRAIS
Tout s’en va à veau l’eau,
Partout on congédie,
Il n’y a plus de « bouleau »
Même dans les scieries !
Et dans les effectifs
Des coiffeurs, on dénombre,
Des plans un peu à tifs
Finissant en coupes sombres !
Nul n’est épargné
Car la crise est de taille
Elle va même laisser
Des « chaumeurs » sur la paille !
Il faut le reconnaître
Le petit menuisier
Ne vend plus de fenêtres
Et pas d’porte à céder.
Et celui qui, sa peine,
N’a jamais ménagé
L’usine de porcelaine
Vient de le limoger.
Des villes, les budgets,
Ont tous été revus
Ainsi les cantonniers
Se trouvent à la rue.
Dans les chantiers navals
Comm’ le vent a tourné
Ils sont aussi pas mal
A être débarqués.
Et ceux qui font leur beurre
Dans les produits laitiers
Ce sont leurs travailleurs
Qu’ils veulent dégraisser.
.........
MAIS certains se débrouillent
Dans les banques, à nos frais,
Même en faisant l’andouille
Pour n’être pas Virés.
Commentaires
L'occasion pour tous les laissés pour compte de faire preuve de créativité pour s'en sortir quand même...si on veut rester positifs !
Le temps n’est pas très loin où on devra porter nos guenilles et les deniers chômeurs seront les « guenillous » (chiffonniers).
Quel que soit le sujet, tu trouves toujours un angle d'attaque très personnel. Je suis très impressionné par ton talent inventif. J'attends le prochain.
Catherine, certains pour supprimer des emplois sont très créatifs, c'est vrai.
Caboche, il y a de quoi être chiffonné !
Charly, ici c'est un angle aigu et les banquiers en prennent pour leur "grade".
même les equipementiers
ils y vont pas molo
il n'y aura pas de quartier
delphi, bosch ou Valeo
on a tous le cafard
a rendre notres teints blaPhare (de voiture)
Certains,
du fond d'un désespoir non choisi
déclarent, affirment, que tout est bel et bien pourri!
D'autres
que cette vérité lucide affole et aveugle
voudraient encore emprunter des chemins de tranquille allégresse...
Ce n'est plus de mise,
car la vie est là, dure, épineuse à beaucoup.
Ceux qui tranchent dans le vif,
font gober l'ignoble jusqu'à l'hallali
impudents, semblant hors d'atteinte.
Les" anciens" pensent au blé qui lève, enfants, petits-enfants...
Quelques zigotos-zigomos font entendre leurs voix :
s'ils ne lavent pas les affronts
ils n'absolvent pas, ne se voilent pas la face et sont donc à déclarer " d'utilité publique " !
Quelques fous tentent de vider l'océan d'insanités avec une petite cuillère : croire encore, pour ne pas se coucher
Amitié
A trop vouloir vivre à nos frais , ils risquent de geler leurs avoirs.
Mercredi, j'ai rien à ajouter. Tout est dit
Aldeaselva, à nos frais les cons gèrent.
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