Il m’avait pourtant dit papa, « faut pas traîner »,
il faut rester tranquille, ici, dans la forêt.
Vouloir aller en ville et faire le malin,
grand-père aussi disait « c’est pas pour les sapins ».
Mais j’avais entendu, que là bas on s’habille,
de lumières dorées, d’étoiles qui scintillent,
si bien que dans mes rêves, épris de liberté,
je me voyais déjà, décoré, adulé.

Je ne me doutais pas que ma gloire, hors de terre,
serait aussi brillante hélas, qu’éphémère,
et voilà qu’aujourd’hui je trône en ce séjour,
où je perds mes aiguilles, au chaud, jour après jour.
Je regrette tout ça, je suis couvert d’ampoules,
vraiment très malheureux, « maintenant j’ai les boules »,
mais je nourris l’espoir de pouvoir m’échapper
même si au retour, on va m’enguirlander!

Issu de mon recueil "Coups d'humour ou d'humeur" ( Mes excues à ceux qui ont le livre... Une fois n'est pas coutume, et les circonstances si prêtent tellement !)