Je n'ai pas fait d'études littéraires, j'étais trop mauvais en ortograf, (même si cela s'est un peu arrangé depuis), mais reconnaissons que la langue française ne fait pas dans la simplicité.

à lire en faisant les liaisons SVP :

Comment comprendre en effet qu'il n'y a pas deux L à poulet, alors que le lapin n'en a pas besoin, lui. Il aurait suffi de le baptiser Apin, ce qui aurait déjà constitué l'avantage au féminin d'éviter la confusion suivante dans les dictées de CM2 quand il s'agissait d'écrire "lapine n'est pas toujours en train de sauter" (même si on fait, dans ce cas, référence au membre développé) !

Comment comprendre que massonerie s'écrit avec un ç, sauf si l’académicien avisé a voulu, dans le cas prévisible d’un oubli de cédille, révéler maconnerie. Ah! la cédille, que ferions nous sans ça, encore faut-il bien la placer, une cédille implaçable devient faute implacable. En fait sa seule raison d'être, est de permettre au poisson de s'accrocher à celle de l'hameçon.

Et les accents, parlons en des accents! Qu'on mette un ^ sur la tête, mais pas de chapeau sur coiffe, ni de coiffe sur chapeau, c'est plus dur à admettre.

Constatons quelques autres anomalies. Par exemple, garrot ne manque pas d'R, alors que dans ce cas précis il eut été compréhensible d'avoir les R comprimés. Et Comment admettre qu'on n'écrive pas oreillet, plutôt qu'oreiller sans T. On ne conçoit pas plus, Danois (le chien) sans l’S, alors qu’on aurait pu l’admettre pour Pékinois.

Un problème majeur de la langue française, est celui que constitue le dédoublement de consonne, la bête noire de tous les élèves de France et de Navarre, qui peuvent écrire, par erreur :" Dans ce duel le chevalier s'opose à son adversaire". Avouons que sans les P indispensables, il est certain de perdre !

La logique n’est pas de mise, quand il s’agit de vocabulaire, en effet, pourquoi faut-il écrire mouchoir, plutôt que mouchoire, puisque si vous mettez un E à votre mouchoir vous aurez plus de chance de vous en souvenir. On a bien mis un X à croix.

Que penser d’autre part, du fait que certaines lettres soient délaissées alors qu’elles pourraient rendre de grands services. Le K par exemple est de celles là. Exception faite de KroKmort, qui perd sa raison d’être sans des C. Remarquons au passage que la prononciation est la même dans les deux cas.

En raison d’une consonance parfois semblable le C, le K et le Q peuvent poser quelques problèmes. Cependant, même en aparté, j’hésite ici à évoquer les problèmes de Q. Notons quand même que par une heureuse circonstance, les académiciens n’ont pas cru nécessaire de dédoubler le K, (c’est plus propre ainsi), ni le Q ( ça ferait un peu bête).

Mais terminons sur une note positive, puisque par bonheur, certains mots ne présentent pas de difficulté. Ainsi l’élève comprend aisément, qu'iI ne peut exister de vin sans l'i, ni d'oiseau sans un i, de même qu’on oublit rarement l’O dans « le Pernod ».

Livré à vos amendements éventuels, le 10/01/07