Selon un rapport du CECOS de Lyon 69(Centre d’Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme Humains ) De 1980 à aujourd’hui, le nombre de donneurs de sperme a chuté de 700 à 400 par an en France, malgré une sollicitation croissante.

Il faut dire que le don de gamètes, spermatozoïdes et ovocytes, est régi par les lois dites de bioéthique révisées le 6 août 2004. Pour donner, l’homme doit avoir moins de 45 ans, être père et être en bonne santé. Il faut aussi l’accord écrit de sa conjointe ou compagne. Le don est bénévole, gratuit et anonyme. Il n'a lieu qu’une fois dans la vie (environ six prélèvements), pour limiter le nombre de grossesses issues d’un même donneur.

Il n’est donc pas étonnant qu’avec toutes ces conditions à remplir (entre autres), le nombre de donneurs ait chuté, et que cela conduise à des situations du genre: « Chéri, puisque tu as la migraine, peux-tu me signer une décharge, s’il te plait ». Convenez-en, ce genre de requête n’est pas susceptible d’arranger les choses dans un couple qui bat de l’aile, à défaut de se battre avec la concurrence. D’autre part, compte- tenu du fait que la migraine féminine est une maladie qui s’accentue avec l’age, en réduisant à 45 ans l’age maximum des donneurs conjoints, on réduit par conséquent le nombre de « membres » potentiels. Comme on ne peut pas compter sur les jeunes qui ont d’autres préoccupations,(ne disent-il pas, d’ailleurs, « on en a rien à branler »), nous nous retrouvons donc dans l’impasse. L’autre écueil provient sans doute de la méthode utilisée pour donner. Le nombre de cabines est insuffisant et les donneurs sont parfois pressés, dans la queue  file d’attente. Sans compter que lesdites cabines ne sont pas très suggestives, ce qui peut avoir pour effet de mette certaines personnes en situation d’échec, provoquer des troubles psychologiques, et on ne peut rien tirer de l’être masculin qui se trouve rincé, miné. Néanmoins, dans ces dispositions, il faut reconnaître que le législateur a « introduit », avec sagacité, une notion fort habile de bénévolat. Imaginons un instant que cette opération ait été, au contraire, rendue obligatoire pour lutter contre la baisse du taux de natalité, c’eût été, alors, une autre affaire. On aurait assisté à une « empoignade », dans les centres pour passer le premier avant d’aller au travail, où vous seriez arrivés « vidés » au grand dam des employeurs. Pour lutter contre cet effet pervers (au sens libéral du terme), on mettrait alors en place des dispositions pour augmenter la productivité, en recourrant dard-dard dare-dare à des techniques novatrices, à l’opposé du travail manuel habituel. Et comment dans ce contexte considérer la position du clergé, dont l’expérience en ce domaine ne pourrait être laissée sur la touche ,en suspend, de côté. Malheureusement le texte de loi, n’est pas aussi avisé concernant l’anonymat et la gratuité qu’en ce qui concerne le bénévolat. En effet, l’anonymat ne permet pas la synergie qui pourrait s’instaurer entre tous les amis... donneurs, et la gratuité, n’offre pas pour les étudiants, la possibilité de financer leur scolarité en ayant recours aux bourses. Quant à la limite fixée à un seul don de six prélèvements, je ne comprends pas de quels prélèvements il s’agit puisqu’il y a gratuité.

En Résumé, les dispositions prises ne sont pas susceptibles de débloquer la situation, malgré le nombre important de parties en présence, il ne risque pas d’y avoir beaucoup plus, dans l’avenir, d’enfants issus de ...paires inconnues.