Attendu que le crabe doit être préparé en court bouillon, contrairement à l’avocat qui ne rougit en aucune circonstance, en cour… tout court.

Attendu que le crabe doit être laissé en instance en attendant d’être farci par l’avocat

Attendu que les différentes parties en présence, l’avocat d’une part, le crabe d’autre part et la mayonnaise agissant en tant que tiers, plaident pour un accord sans restriction.

Attendu que, la qualité de la chair de crabe, au sujet de laquelle la jurisprudence culinaire est constante, contrairement à la qualité de l’avocat, qui, elle, reste à prouver, mais attendu d’autre part, que la fragilité de celui-ci peut constituer des circonstances atténuantes à la non réussite de la recette.

Attendu cependant que toutes les mesures conservatoires nécessaires ont été prises, le point précédent sera considéré comme nul et non avenu.

Attendu que les témoignages divers prouvent que le crabe est non coupable, quels que soient les instruments utilisés par l’accusation.

Attendu que tous les griefs retenus contre le crabe ont été éludés, eu-égard aux poursuites injustes engagées à tort et surtout à travers, compte tenu du corps du délit..

Attendu enfin que l’avocat est parfois marron, mais attendu que le crabe est issu d’un panier digne de celui-ci, le jury admet le caractère licite de leur association reconnue d’utilité publique.

Plaise au palais.